‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 37 sur 195 · M. — VOIX DU BOUDDHISME · texte numérisé non relu

M. — VOIX DU BOUDDHISME

Ne croirait-on pas lire le dogme capital de l'islamisme? N'est-ce pas aussi l'objet du bouddhisme? C'est ce qu'est venu nous dire un bonze japonais, Banriu Yatsoubouchi :

« Bouddha était un homme comme nous; mais avec cette différence, qu'il a connu la vérité ou substance originale de l'univers, et qu'il a pratiqué toutes les vertus; en d'autres termes, il a été puissant en œuvres pleines de sagesse et de miséricorde, de manière que nous pouvons l'appeler notre Sauveur! 11 n'a pas eu le pouvoir créateur, mais le pouvoir de connaître l'origine et la fin de l'univers; il a extirpé les désirs ardents et les illusions de son esprit, en sorte qu'il est parvenu au plus haut degré de perfection spirituelle. Il en sera ainsi de nous quand nous atteindrons l'apogée de notre développement, alors qu'il ne restera aucun point de notre esprit qui ne soit éclairé par la lumière divine. Tout être qui a la sagesse et la miséricorde parfaites est houddlm. Et inversement. Bouddha avant son illumination était un homme imparfait. »

En résumé, le bouddhiste aspire à s'élever de ce monde imparfait et obscurci par les superstitions au monde de

Page 1