‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 40 sur 195 · Barrows. I. p · texte numérisé non relu

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tt MOzoUMDAR. (Calcuiia)

LA RELir.ION. 87

dans Tavenir. Quand la foi des Védas déclina, naquit la reKgion ésotérique du Vedanta ; et puis la philosophie immortelle des Darasanas. Quand celle-ci à son tour déclina, se leva la < Lumière de TAsie * », qui établit un type de perfection morale et qui enseignera encore longtemps le monde. A la chute du bouddhisme, les Shaïvalands Vaïsh Rava eurent une renaissance qui dura jusqu'à l'invasion musulmane. Grecs et Scythes, Turcs ot Tatars, Mongols et Musulmans inondèrent notre pays, comme des torrents dévastateurs. Notre indépendance, notre grandeur, notre prestige, tout avait été emporté. Seule notre vie religieuse restait debout! »

Dans son mémoire sur la Dette religieuse du monde envet*8 rAsie ', le même orateur a montré combien le sentiment religieux des Asiatiques est profond et rayonne sur toute leur civilisation :

« La philosophie asiatique, qu'elle soit hindoue, coufique ou gnostique, est la philosophie de l'Esprit.... Toute leur poésie respire le parfum des temples, brille de la lumière de l'aurore. La musique la plus impressive est la musique spirituelle; la plus noble architecture a été dirigée par la main de la foi. Quand l'esprit de Dieu est immanent dans Tâme humaine, la littérature, la science, les arts, toutes les œuvres idéales s'y retrempent comme à leur source; le monde entier est comme spiritualisé par une vision de réternel. Y a-t-il une limite aux efforts de la nature spirituelle? L'Oriental ne nie pas l'existence du monde extérieur ; mais, contemplant Dieu en lui-même, le monde extérieur ne lui apparaît que comme une manifestation de l'esprit intérieur. Ce n'est ni la logique, ni l'observation, ni même les livres sacrés qui révèlenl Dieu à l'âme ravie de l'Oriental ; c'est par ses propres instincts qu'il a une intuition profonde de l'unité et de la perfection de la divinité. L'Asiatique contemple Dieu dans le miroir de son esprit; or toutes les paroles du monde ne peuvent réfuter ce qu'on a vu. Le

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