‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 96 sur 195 · I. — LA FAMILLE D'APRÈS LE CONFUCIANISME · texte numérisé non relu

I. — LA FAMILLE D'APRÈS LE CONFUCIANISME

Nous avons dit plus haut (chap. v, p. 136) que, d'après Confucius, la société repose sur cinq relations essentielles : relations du souverain avec ses ministres, du père avec ses enfants, du mari avec sa femme, du frère aîné avec ses cadets, d'un ami avec ses amis. On voit que la famille occupe les 3/5 de l'ordre social, en Chine; bien plus, on pourrait dire que la nation tout entière est conçue comme une immense famille, dont le Fils du Ciel serait le 'chef. « La relation de mari et de femme, nous a dit Pung-Kwang- Yu *, est la première des relations sociales ; elle offre une certaine analogie avec celle du Ciel (Kien) et de la terre {Kiun), A tel point que le mot Kien peut être pris dans le sens de ciel, de souverain, de père ou de mari. De même que la terre est subordonnée au ciel, ainsi la femme l'est à son époux, l'enfant à ses parents, le sujet à son souverain. Ces trois mainteneurs de l'ordre social dérivent de la loi de nature et ne sont pas dus à l'invention des hommes.... La piété filiale, qui est le premier devoir des enfants, suppose la reconnaissance, engendre la sincérité, la charité, le dévouement, l'honneur, en un mot ce qu'on appelle c l'humanité », qui doit présider aux relations des hommes entre eux. C'est ainsi que Confucius fait dériver tous les devoirs sociaux des vertus de la famille. Celle-ci d'ailleurs est fondée sur la monogamie, avec certaines exceptions légales comme chez les Romains 2.

La famille, au Japon, est généralement constituée comme en Chine, d'après les règles de Confucius, qui furent très

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