‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 95 sur 195 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Honore ton père et ta mère.

Moïse.

Le mariage : monogamie et polygamie. — L'éducation des enfants. — Jours consacrés au repos.

Où la religion pourrait-elle trouver un sanctuaire plus digne d'elle que dans la famille? Quel spectacle plus beau et plus édifiant que celui d'un père et d'une mère entourés de leurs enfants et faisant monter ensemble leur prière vers l'Auteur de toutes choses ! Quel personnage plus vénérable que l'aïeul, à la barbe et aux cheveux blanchis, au regard plein de sérénité, levant ses mains pour bénir ses enfants et ses petits-enfants ! Aussi n'est-il pas étonnant de voir, chez les Aryas et chez plusieurs autres peuples, le chef de famille remplir l'office de prêtre et sacrificateur : c*est lui qui offrait sur l'autel d'Agni le sacrifice du soma. Si la famille a donné à la religion ses premiers ministres, celle-ci à son tour a consacré et consacre encore par ses ministres l'union qui est à la base de la famille, le mariage; elle a inscrit au premier rang des devoirs de l'homme la piété filiale. L'affinité entre ces deux forces du monde moral est si étroite, que ce qui altère l'une fait tort ^ l'autre, et c^ aui regs^rre les liens de la famille contribue

par là même à raccroissement de la vie religieuse. Ce rapport étroit a été confirmé par les vues sur la famille exposées par les représentants des cultes historiques.

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