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Le Congrès monétaire international de 1889

Le Congrès monétaire internai ional a été Tiin des derniers venus de cette interminable série de Congrès qui ont été Taccompagnement de l'I^xposition universelle.

Il n'a pas rencontré une attention bien vive en dehors du cercle relativement restreint des personnes qui s'occupent particulièrement de cette grave question.

A l'exception de quelques journaux spéciaux comme VEconomisie français, le Journal des Économistes, le Globe, le Messager de Paris, la presse lui a consacré à peine quelques lignes.

En Allemagne, la Gazette de Cologne a accueili une lettre fort intéressante de M. 0. Ilaupt.

Les informations publiées par les journaux anglais émanaient des bimétallistes et reproduisaient avec une partialité marquée la j)hysionomie du débat. Il sera publié par les soins du bureau un compte rendu analytique ainsi que le compte rendu détaillé des séances, mais ces x>ublications ne seront pas facilement accessibles et c'est pour cela que nous avons cru bien

faire en réimprimant, en les complétant, nos articles de l'Économiste français.

11 ne faudrait i>as conclure de ce que le Congrès s'est séparé sans avoir pu prendre la moindre résolution et sans que les adversaires aient pu se compter dans un vote, il ne faudrait pas en conclure, disons-nous, que ce Congrès ait été absolument stérile. Nous en sommes sortis avec l'impression qu'en vieillissant les arguments de nos adversaires n'étaient pas devenus meilleurs, et que la résistance que rencontrerait la mise en œuvre de leurs théories ne se bornerait pas au petit groupe de partisans de l'unité monélaire, à côté desquels nous i)\oïiy eu le plaisir de combattre pour la bonne cause.

Onnour^ l>ermettra d'ajouter un mot en ce qui touche la Russie. Nous ne croyons i)as que ce pays, qui produit annuelleujent environ 100 millions de francs en or, connnette jamais la faute de se laisser séduire par les arguments des banquiers allemands et qu'en adoi>tant l'éîalon d'argent il ouvre dans ses hôtels de monnaie un débouché au demi-milliard de francs en thalers d'argent qui encombrent encore aujourd'hui la circulalion allemande. Ce serait de la part de la Russie un marché de dupe, tout comme le serait l'entrée de la France dans une convention monétaire bimétallique avec les Etats-Unis.

Ar.Tiii R Haffalovich.

(iil, le 'i oclobrc lïSis'J.

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