S54 ÉLECTION DU DUC DE NEMOURS
également muet sur la seconde. Sa conviction personnelle et intime, concernant l'acceptation du duc de Nemours était puisée, dit*il, non dans des documents of&ciels, mais dans des documents particuliers provenant des correspondances officieuses et confidentielles que le comité avait nécessairement et naturellement avec ses envoyés à l'étranger. Un autre membre du comité diplomatique, M. Ch. Lehon, fit une déclaration analogue : « J'ai eu, » dit-il, « une conversation » avec M. le commissaire du gouvernement français, » et je tiens de M. Bresson, avec l'autorisation » formelle de sa part de le répéter à la tribune, que » lundi soir (c'était le 30 janvier), à dix heures, lord » Ponsonby a nié formellement avoir dit à qui que ce » fût que si le duc de Nemours était élu, il quitterait » à l'instant la Belgique. Je suis autorisé à déclarer » que, le même jour, lord Ponsonby a nié qu'il aurait » dit à qui que ce fût que si le duc de Leuchtenberg » était élu, il serait reconnu par l'Angleterre. Voilà » les réponses que j'ai reçues et que je n'ai voulu » recevoir que comme officielles. Maintenant je suis » de ceux qui sont convaincus que si le duc de » Nemours est nommé, il acceptera la couronne. »
Ces déclarations réitirées des membres du comité diplomatique entr£unèrent vers le duc de Nemours plusieurs députés, qui jusqu'alors avaient réservé leurs votes. Une autre circonstance contribua au même résultat. A peine la clôture de la discussion a-t-elle été prononcée, que le président du Congrès annonce qu'on vient de lui remettre plusieurs péti-