CHAPITRE II
Bientôt le ministère du r^ent, fidèle a énergique qu'il avait annoncé au Congrès acte qui eut dans toute l'Europe un prodigi tissement. Le roi des Pays-Bas venait d'en\ la forteresse de Luxembourg le duc Bernap Weimar, général plein d'audace ; des intri^ dirent sous son patronage, des proclamatt répandues à profusion dans tout le grandnouvelles tentatives étaient faites pour détt province de la révolution belge. Le gouven régent n'hésita point à publier, le 10 mars, clamation, qui pouvait être considérée et < acte de représailles contre le roi des Pa comme un acte de rébellion contre les sigE protocole du 20 janvier. Elle servait de rép proclamation du roi Guillaume du 1"' fé laquelle il promettait une amnistie aux ha grand-duché qui rentreraient sons son obéi
Le régent, s'adressant aux habitants de li de Luxembourg, les conjurait de ne se
PROCUHATION AUX LUXEMBOURGEO
ïar les promesses, ni effrayer par ait aux Luxembourgeois que, de lies, depuis le règne de Philippe comme ceux des habitants des .raient eu pour but une nationali uite à elle-même,» ajoutait-t-il, « ue, de la France, de la Prussi parts de lignes de douanes, toi instituant à part, deviendrait le ureux de la terre. Luxemboui !t fermes ! Au nom de la Belgit ance que vos frères ne vous ah I»
terbe défi lancé à la conrérence i comme on le verra plus tard, le; olution belge, et consterna ceux r àvorables. Un tel langi^e fut taxi liie. Cependant la proclamatioi l'une conséquence de la protesta rier par le Congrès contre les sti I du 20 janvier, qui séparaient d< ie du Limbourg et le grand-duch iration solennelle du régent province d'une contre-révoluti te et qui eût été peut-être un coi iration pour la Belgique entière aférence de Londres, après s'êt t suprême des prétentions r^cip
mb, Estai surlarévolulionhelgt,k'kd\\ÂOTi, C
> EXËctrnoN DE l'armistice
lelgique et de ta Hollande, avait pris la r annelle de faire cesser sans délai les hosti tait le but dit protocole du 9 janvier : il éi omme on sait, une corrélation entre le dé Escaut et celui de Maestricbt ; il réclamait < lollande la libre navigation du fleuve, et di lement provisoire l'ordre aux troupes belge rer dans les positions qu'elles occupaie lovembre 1830. La conférence enjoignait au elligérantes d'effectuer ces concessions le 2Û m refus de leur part serait considéré comm< ['hostilité envers les puissances mêmes, et éservaient, dans ce cas, d'adopter telles dt ions qu'elles trouveraient nécessaires pour le xécution de leurs engagements. Le 18 janvii Srence adressa, pour l'exécution de l'armi touvelles instructions à ses commissaires. I ppris, disait-elle à lord Pousonby et à M. ue, malgré l'expédition du protocole du 9, ités continuaient et que les troupes belge: coupé les positions nécessaires pour forme issement de Maestricbt, tandis que le roi des enait d'arrêter la marche du corps d'armée q nvoyé au secours de cette place. Si, con ttente, les troupes belges n'étaient pas rentr anvier dans les positions qu'elles occupaie lovembre, les commissaires de la conférence éclarer au gouvernement provisoire que ni oeiit la citadelle d'Anvers ue serait pas év6 es troupes du roi des Pays-Bas, mais que
EXEornoN DE L AnuisncE u
ù les positions du 21 novembre auraient été ir les troupes belges, et la liberté des comns rétablie, les cinq cours mettraient en ■e nom le blocus devant tous les ports de la EnSn, si ces déterminations se trouvaient suiSsautes, les cinq cours se réservaient toutes celles qu'exigerait de leur part le soin ispecter et exécuter !eiu*s décisions.
;rès, ayant appris dans son comité secret du que l'Escaut serait effectivement libre pour idaque les troupes belges s'éloigneraient le r de Maestricht. Par une note verbale du 18, diplomatique donna connaissance de cette LUX commissaires de la conférence et leur [ue les troupes belges reprendraient les posilles occupaient le 21 novembre 1830. Le 19 in engagement très vif eut eucore lieu au le Caster, près de Maestricht, entre les ollandaises et la compagnie des chasseurs s dits de Chastelerj formée à Bruxelles. La onsentie par le gouvernement provisoire 3ver l'occasion de conflits presque journaliers Lrnison de la forteresse et les troupes belges. réunion du 27, les plénipotentiaires des cinq )ur!i prirent acte de l'engagement contracté i des Pays-Bas d'ouvrir la navigation de lans y mettre de nouvelles entraves, et Iges de replacer leurs troupes où celles-ci se t le 21 novembre 1830. « Garantes de la cesadéOnte des hostilités en vertu d'un consen-
n EXECUTION DE L ARMTCTICE
» tement donné de part et d'autre, les
» (dis^t le protocole du 27) les regardi » entièrement terminées, et ne sauraient » cas, en admettre la reprise. »
Les plénipotentiaires du roi des Pays-B plaints à la conférence que la suspension fût pas exécutée de la part des Belges en i cernait les communications de la ville de avec Aix-la-Chapelle et le Brabant septenti février, la conférence enjoignait à ses comn communiquer au gouvernement belge 1 qui leur avait été adressée le 48 janvier et t itérativement le déblocus complet de Mat iS, le comité diplomatique répondit aux co de la conférence que les plénipotentiaires n'avaient pas distingué ce qui appartient à simple suspension d'armes de ce qui po invoqué dans le cas de l'armistice pleineme C'est ainsi que les troupes hollandaises n't évacué la citadelle d Anvers, quoique ce f conditions de l'armistice. Le comité diplom testait ensuite contre une autre prétention potentiaires hoUandais qui affirmaient que, hypothèse, il était décidé que la Hollande rait la possession de Maastricht. Toutefois, i fait ces réserves, le comité diplomatique in commissaires de la conférence que les ordr précis avaient été donnés pour le rétablis; communications de la ville bloquée. La coi montrait sérieusement disposée à donner
EXECUTION DE L ARHISTICE
oaces coutenues dans l'instruction qu'elle i essée le 18 janvier à ses commissaires. De n î les cinq cours avaient résolu, naguère de indre par la force le roi des Pays-Bas à 01 tcaut, de même elles voulaient également empl moyens de coercition pour obliger le gouverne) ge à rétablir complètement les communicatioi îstricht. La conférence avait déjà arrêté qi idre anglo-française se tiendrait prête à metti t de blocus l'Escaut, Ostende et Nieuport(l), lor ^uvemement du régent, écoutant les conseil ivel envoyé de la France, fît constater la strie aplète exécution des ordres qu'il avait donnés ; rétablissement des communications de la caf Limboui^ avec Aix-la-Chapelle et la Hollande ^a déteiTuination du roi des Pays-Bas d'adhérei tocoles du 20 et du 27 janvier consolida l'omi ce de la conférence de Londres, et, sans aSi droits de la Belgique sur les territoires eu li dit plus difficile la position du gouvernement 1 ^rès, chargés de défendre l'honneur et les int la patrie. Ce fut le 18 février que les plénipc res du roi des Pays-Bas (MM. Falck et H. ylen Van Nyevelt), s'étant réunis au Foreign-C Londres avec les plénipotentiaires des cinq et :Larèrent que le roi, leur maître, les avait auto lonner une adhésion pleine et entière à tou
I) Déjiâcbe adressée, le tS février 1831, par lord PalmersLoD nviJIe.nmbaaBadeurtleSaHajeBlâltrilaDiiiqiieâParis. Paperti ie oflotM of Belgium, B, S" partie.
» KfftVJAX DC t» FlTBIEl
article* dfS ba*^ dettin^ à établir la s^pai BtUjûjtir dar^ la Hollande, bases résulta loo"»!*:^ de la c«>nft*rence en date da 20 et Tier 1831.
Par snite de celte arlhésion, les plénif des cinq cours se réunireot de nouvean le porir pésumer les travaux qu'ils avaient jusqu'à ce jour et pour exposer solenne système d'après lequel ils avaieut prooon lution du rr>yaume-uni des Pays-Bas. Le pi 49 février 1831 n'élaît pas seulement l'apc conféreuce écrite par elle-même ; c'était u tiné à survivre aux circonstances qui 1 donné le jour.
Les plénipoteutiaires rappelaient d'abor princii>e de droit public, dont les actes df rence de Londres n'avaient fait qu'offrir ui tion salutaire et constante. D'après ce prît ordre supérieur, les traités, disaient les rep des cinq cours, ne perdent pas leur puissa que soient les changements qui intervier l'oi^anisation intérieure des peuples. Ils se ] ensuite à l'année 1814 pour qu'on pût juger cation que les cinq cours avaient faite de principe. « A cette époque, n disait ta confér » provinces belges étaient occupées militaii » l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Pn » Russie ; et les droits que ces puissances » sur elles furent complétés par la renoncii » France à la possession de ces mêmes