EXPLICATIONS W
luvage venait de déclaper qu'une seule pensée ésidé à la formation du nouveau ministère : promptement le succès de la révolution et ndance dé la Belgique. Or, demande M. Van 3r, comment y a-t-îl pu avoir unanimité dans il sur ce dernier point, puisque la dislocation [inistration précédente était due à cette pensée as le cabinet par M. Ch. de Brouckere, qu'il ait y avoir de salut pour la Belgique sans la à la France ? Ou de nouveaux faits se sont lepuis huit jours, ajoute-t-il, ou M. Ch. de :re aurait une singulière mobilité de senti- :t d'opinions; dans les deux cas, des explica- Dt nécessaires. Une vive citation succède à relation imprévue. M. Ch. de Brouckere se 3n exposant sans détour ce qui s'est passé, ours avant de donner sa démission, comme il avec quelques-uns de ses collègues dans le du régent, ils furent interpellés sur la situa-
I affaires. Appelé à répoudre le premier, le : des fînances dit qu'il lui semblait qu'il y e conspiration flagrante pour ramener en Belprince d'Orange, et il ajouta que plutôt que
?\r cette humiliation, il vaudrait mieux faire il à la France ; il déclara en outre que, ne t pas de moyens pour sortir promptement de se, il donnait sa démission. Cette démission îore motivée par d'autres raisons, poursuivit ie Brouckere ; et il parla d'antipathie person-
II s't^ssait de l'indépendance de la Belgique, »
SO EMPRUNT FURCË
reprend M. Van de Weyer. « Il y a h N préopinant en désespérait; aujourd'hu » ses nouveaux collègues pour en assu » tien : il en résulte que l'honorable » Brouckere a trouvé pour cela d'autres M ceux qu'il connaissait il y a huit jours, tion était grave, a 11 me semble, » objectf « qu'un ministre accablé de travail, près
• quer sur la situation du pays, alors q » toute part conspirer ouvertement pou » retour du prince d'Orange, a pu pai'le f> appel à la France, sans être un enne » pendance nationale. Je te déclare d( » voulons tous, cette indépendance ; mi
• plutôt la réunion à la France que d'ao i> pendance au prix d'une restauration. » clôt ce débat désormais inutile par un c contre la Hollande. «J'admets, » dit-il, « » pas de l'indépendance à tout prix, mai: N pas que ce ne soit que par un seul moj » puissions la conserver. Il en est un a » avant tout songer, c'est la guerre avec li » Il faut que le ministère adopte une n » à l'intérieur, qu'il dirige avec dignité » extérieures et qu'il ose dire, non pas » Ions de l'indépendance à tout prix ; m » voulons même au prix d'ime guerre » lande... » Des applaudissements énei^i dans l'assemblée et dans les tribunes.
Une mesure, nécessitée par les der
PROPOSITIONS DIVERSES >l
tts, fut adoptée saos oppositiOQ. Sur la proposition f . de Robaulx, le Cougrès institua une commission inq membres, pris dans son sein, et la chargea de ! une enquête sur les causes des mouvements iilaires qui avaient eu lieu récemment, et de proir à l'assemblée les mesures législatives propres à aire ces causes, à ramener la conGance, et assurer i te maintien de l'orJre public. Le Congrès gna, pour faire partie de cette commission : . de Robaulx, Raikem, Jottrand, Duval de Reauet Van Heenen.
a séance suivante (31 mars) fut consacrée h entenla communication de plusieurs propositions d'une te importance.
e ministre des finances présenta deux projets de "et : l'un concernant un emprunt forcé de 12 mil- 9 de florins pour pourvoir aux besoins de l'état de Te (1) ; l'autre, tendant à opérer une retenue sur traitements et salaires des fonctionnaires et sur pensions à charge du trésor ou de la caisse e traite.
e son cdté, le ministre de l'intérieur présenta un et de décret pour autoriser le gouvernement à dliser le premier ban de la garde civique, ix membres du Congrès, parmi lesquels on remar-
Od n'a pas oublié que, le a mara, le Congrès avait aulorisé le irnemeat à coalracler un emprunt jusqu'à concurrence d'un capital nal de M millions de florias. Dans l'exposé des motirs du nouveau t, H. Cb. de Brouckere révéla les causes qui avaient Taii échouer «jet d'empruQL.
es SITUATION DIPLOMATIQUE
quait MM. Alex. Gendebien et Jottraud, d qu'une déclaration de guerre fût uotiiiét Hollande si, dans le délai d'un mois, renoncé à ses prétentions sur la rive gai caut, le Limbonrg et le grand-duché de L' MM. Van de Weyer, Nothomb et huit a bres réclamèrent des mesures répres assurer l'exécution des décrets sur l'es Nassau.
Dix autres membres réclamèrent des judiciaires contre les auteurs et les insti: scènes de pillage et de dévastation.
La dissolution du Congrès national fi par MM. E. Defacqz, Jules Frison, Gusta Jottrand, Alex. Gendebien, J. Foi^eur, C met, Ferd. Meeus et J.-B. Gendebien.
Enfin, M. Van de Weyer, en sa qualii président du comité diplomatique et d'ancii des affaires étrangères, déposa un rapp situation des relations extérieures de la I 15 mars 183i.
Dans la séance du 2 avril, M. Lebeau fi la situation présente de ces relations, en aux interpellations qui lui furent adressée: Robaulx. Le nouveau ministre commença [ acte des faits diplomatiques déjà consomi pourraient embarrasser la marche qu'il si de suivre. Ces faits constataient les usurpi conférence contre lesquelles on se débattra " Tout se tient en diplomatie, » dit-il; « de
SITOATIOS DIPLOMATIQUE
de compter pour beaucoup ce [u'oa veut présager la suite... Le ion n'a pas seulement été cous }cole du 20 décembre, il est enco leU dans celui du 17 novembre,
en convaincre. Non seulemeu )cole énonce les conditions d M par nous, mais il y est dit i{\ le notre part un engagement pr, puissances. Vous voyez que de Ite implicitement le droit d'iutei que lorsque nous nous engagea mde à observer les conditions d<
nous engageons aussi envers li atrices, c'est comme si les pui:
Bnt : « Vous exécuterez les condi ce, ou nous vous y forcerons par s. » Les fait/ainsi constatés i( faut îquences inévitables. Les germe n étant ainsi posés dans les prem ! diplomatie, ils porteront leur fn que la marche des négociation:
!oit entravée : car il faudra né
compte des faits accomplis (
Lebeau se trompait en ne faisant remont rotocole du 17 novembre. Elle date du pren nbre 1830, accepté par le Congrès lui-môr [lét>aLtuc pendant quatre mois contre les co ; devenu incontestable; le deuxième mir jsqu'à un certain point le principe, et s'elTc
9f SITUATION DIPLOHAnOUE
fois le ministre fit remarquer aussi la protestation du Congrès contre du 20 janvier, on avait posé les diplomatie nouvelle, plus hardie, qui d'effacer les traces de la première. Il ani que les relations étaient dans un état sat la France, et que l'envoyé belge avt ot&clellement par la cour du Palais- M. d'Arschot, envoyé à Londres, avait déji conférences officieuses avec lord Palmers pouvait encore espérer qu'il serait reçu o et que, du reste, s'il n'était pas traité cod Thonneur et à l'indépendance du pa rappelé immédiatement. Le ministre aj instructions qu'il avait données aux repi la Belgique étaient de suivre les négociati prédécesseur avait jeté les iwises, celle; blant constituer un système de politiqi et digne tout à la fois. « On nous a a( » anglomanes, » dit encore M. Lebeau » sommes ni anglomaues, ni galloman f ministère est belge, il n'est que belge, » il ne pourra plus être belge, il se reti » dit que nous étions un ministère du , » Pour ma part, je le déclare, par mon i » antécédents, par mon caractère, je sui » mouvement. Je veux la liberté et le
» liser les effets...» (êjîoi kutoiiqae et polilqiut sur la chap. IX.)
SITDATION DIPLOUAnOUE SS
, et je ne reculerai devant aucime des couséaces de mes principes. Je crois aujoard'hui que Sle de la diplomatie belge doit être court et très ■t. Je crois qu'il n'est pas impossible encore de lerver la paix, et je crois qu'aussi longtemps
le ministère conservera cet espoir, il est son devoir de ne rien faire qui amène
rupture, car si la guerre n'est pas inévi- 3, elle est brutale et insensée ; elle ne peut être ;ime et glorieuse que lorsqu' 1 y a nécessité de ire. Mais si on voulait nous abuser plus longps, et proGtcr de notre longanimité pour nous blir et nous diviser, alors no ts nous empresses de faire la guerre. La guer.'e donc, si elle est ssaire. Je viendrai mêler ma voix à la vôtre le
où cette nécessité me sera démontrée, et si i je différais d'opinion avec mes collègues, je retirerais, et je la demanderais de mon banc me député... » Les sentiments patriotiques si ijuement exprimés par M. Lebeau animent a suite des débats. M. Van de Weyer déclare, lit des applaudissements, que le comité diplomatt le ministère précédent eussent repoussé avec :ha[eureuse indignation toutes propositions t atteinte à l'indépendance de la Belgique. « Il a annoncé que trois fois l'ultimatum avait été >yé à la Hollande ; s'il en est ainsi, » s'écrie M. de Ix, o qu'attend-on pour faire la guerre ?» — ultimalitm a été notifié à la Hollande, » répond inistre des affaires étrangères, « mais le