SITUATION DIPLOMATIQUE
» temps n'y est pas fixé. Le conseil est maintenant » d'avis qu'il y a quelque espoir d'éviter la guerre ; » mais^ je le répète, le rôle de notre diplomatie sera » très court. On a parlé de la prise du fort Calloo ; » on s'est trompé : c'est du fort Sainte-Marie que les » Hollandais se sont emparés. Un quart d'heure après » que la notification nous en a été faite, nous avons » signifié aux Hollandais que s'ils ne rentraient pas x> dans les limites de la suspension d'armes, hous les y « ferions rentrer par le canon (1). »
Il n'y avait pas moins d'enthousiasme patriotique dans la seconde Chambre des états généraux de Hollande. Le 2 avril aussi, M. Verstolk de Soelen, ministre des afiaires étrangères, avait démontré la nécessité des nouveaux subsides réclamés par le gouvernement pour maintenir l'armée sur le pied de guerre et pour pourvoir à la défense des forteresses de la frontière. Après avoir rappelé l'adhésion donnée par le roi aux protocoles du 20 et du 27 janvier, qui déterminaient la démarcation des frontières des deux parties du royaume et le partage des dettes, le ministre ajoutait que, contre toute attente, on était encore loin d'une solution, parce que les chefs du pouvoir, qui s'étaient succédé en Belgique, au lieu de manifester des dispositions à coopérer à un arrange-
(i) Le 30 mars, les Hollandais s^embarquèrenl è Calloo (Flandre orien- Ule) et occupèrent le fort Sainte-Marie qui borde TEscaut. Le lendemain, ce fait fut porté, par une note énergique du ministre des affaires étrangères, à la connaissance de lord Ponsonby ; et quelques jours après le fort Sainte-Marie était évacué.