‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 19 sur 329 · TRAITÉ DE LONDRES · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE LONDRES

de guerre; la surveillance de ces forteresses belges avait même été confiée au duc de Wellington.

Les puissances victorieuses s étaient précautionnées cootre un nouvel élan belliqueux de la France ; mais quavaient-elles fait pour rassurer et contenir le peuple, dont on venait de disposer par droit de conquête? «A mon avis, » disait M. Withbread à la Chambre des communes, le 13 février 1815, « lemeil- » leur moyen de garantir la Belgique, c'est de donner > au peuple une constitution et un gouvernement » pour lesquels il veuille combattre, et alors il ne fau- D dra ni forteresses ni camps retranchés. En tout » temps, ces belles contrées ont été Tarène où les » grandes puissances se sont combattues ; aujourd'hui, » si elles doivent rester hollandaises, il faut les rendre » fortes par ime liberté constitutionnelle. » Ces sages conseils ne furent pas perdus. Déjà les puissances avaient cherché à obtenir la fusion des deux pays. Le traité de Londres du 20 juin 1814 stipulait que la réunion serait intime et complète, qu'une protection égale seraitaccoriéeà tous les cultes, que les provinces belges seraient convenablement représentées à l'assemblée des états généraux, enfin que tous les habitants des Pays-Bas devaient être constitutionnellement assimilés entre eux. Mais Guillaume I""* ne put oublier son origine : il resta Hollandais sur le trône, et deux mil-

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