‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 199 sur 329 · LÉOPOLD DE SAXE-OOBOURG · texte numérisé non relu

LÉOPOLD DE SAXE-OOBOURG

des limites plus favorables à sa défense, et qu'il ferait d'ailleurs de cette nécessité une des conditions de son acceptation.

Des espérances lui furent données^ et Léopold accepta, mais avec des réserves, le trône de la Grèce, dans un acte adressé aux plénipotentiaires, le 44 février. Quoique l'acceptation du prince ne fût que conditionnelle, la conférence se hâta de le proclamer souverain de la Grèce, et de notifier officiellement sa nomination à la Porte et au gouvernement provisoire des Grecs. De son côté, Léopold avait publié que, avant de se prononcer définitivement, il désirait constater s'il avait les vœux de la majorité des Hellènes. Il sut bientôt que la nation protestait contre les conditions que les puissances voulaient lui imposer, et que les principaux partis étaient contraires au nouveau roi, qu'ils considéraient bien à tort comme l'instrument de la conférence.

Le 24 mai 4830, Léopold abdiqua la couronne de Grèce, car déjà il avait été reconnu comme souverain. Il motiva surtout son abdication sur une déclaration du Sénat et du peuple, qui, transmise par le gouvernement provisoire, annonçait que la nation grecque ne consentait pas aux dispositions prises par les puissances. L'acte adressé par Léopold aux plénipotentiaires des trois cours était un noble témoignage de la dignité de son caractère et de son abnégation ; il attira sur le prince l'attention de TEurope. « Le ccu^ctère et » les sentiments du soussigné, » disait-il, « ne lui » permettent ni de se soumettre à être imposé à

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