‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 21 sur 329 · GRIEFS DES BELGES 9T · texte numérisé non relu

GRIEFS DES BELGES 9T

était infiniment moinire qu'en Belgique, supportait patiemment les impôts de la mouture et de labatage ; on les étendit aux provinces méridionales, où ils devinrent une source de privations pour les classes inférieures (1). Les puissances avaient promis aux Belges la liberté constitutionnelle, à laquelle ils étaient habitués depuis quatre siècles, et cette promesse, quoique inscrite dans la loi fondamentale, était également violée. En effet, les conditions essentielles du gouvernement représentatif furent déniées au pays : des arrêtés dénaturèrent le pouvoir électoral, et, partant, le principe même de la représentation ; l'inamovibilité judiciaire, promise par la Constitution, fut ajournée ; la liberté de la presse fut confisquée par des ordonnances et des procès; enfin, la royauté voulut étendre son inviolabilité j usqu'à ses ministres.

Les Belges se plaignaient sans cesse, hautement, énergiquement, par des pétitions couvertes d'innombrables signatures et par la voix de leurs députés aux états généraux. Mais ces plaintes étaient étouffées. Quoique la population du midi fût double de celle du nord, la représentation était égale pour les deux par-

(4) On D*ignore point que Timpôl de la moului'e se payait sur le grain et hrarioe introduites dans les villes. L'impôt de Tabutage se prélevait sur le poids général des viandes de boucherie, et après que les droits d*octroi ^r ranimai vivant avaient déjà été acquittés à son entrée dans la ville.

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