PROPOSITION DE M. NOTHOMB S
la force les puissances voisines vous feront rentrer chez vous et interviendront s'il le faut. » M. Beyts voulut ensuite démontrer que les droits des Belges sur Je Limbourg et la rive gauche de l'Escaut dérivaient notamment de traité du 27 floréal an m, qui n'avait jamais été révoqué.
La section centrale à l'unanimité adopta la proposition de M. Nothomb, sauf un changement de rédaction ; et elle fut d'avis qu'il fallait lui accorder la priorité.
Tandis que l'assemblée nationale se trouvait à la veille de prononcer sur le sort de la Belgique, le cabinet subissait des modifications. Le 26 mai, le général de Failly, commandant de la ville d'Anvers, avait remplacé le colonel d'Hane à la tête du département de la gueiTe ; et, le 30, M. Ch. de Brouckere annonça lui-même au Congrès que le régent avait accepté la démission qu'il avait donnée des fonctions de ministre des finances. Fidèle à son programme, le cabinet s'efforçait de faire marcher de front les préparatifs de guerre et les négociations ; aus^ M. d'Hane, soutenu par les vives et continuelles instances de ses collègues, s'était-il dévoué avec un zèle digne d'éloge à l'organisation de l'armée. Lorsque, découragé par des attaques incessantes, il se fut déterminé à faire le sacrifice de sa haute position, il n'avait pas été facile de le remplacer (1). Le régent avait jeté les yeux sur
(i) H. le colonel d'Hane ayant donné sa démission dès le 16 mai, la signature du département de la guerre avait été confiée par intérim à M. Ch. de Brouckere. H. d'Hane fit connaître toutes les opérations du