‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 229 sur 329 · MODIFICATIONS MINISTÉRIELLES · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS MINISTÉRIELLES

le génépal de Failly : mais cet officier, se défiant beaucoup de lui-même, déclara que la tâche de ministre de la guerre, dans des circonstances aussi critiques, était au-dessus de ses forces; son acceptation, qu'il fallut lui arracher, fut un acte de dévouement et d'obéissance, non un calcul d'ambition. La retraite de M. Ch. de Brouckere était motivée par le nouveau plan de négociations qui devait résulter des dernières communications de la conférence ; député du Limbourg, M. de Brouckere crut devoir abandonner le cabinet du moment où l'intégrité de cette province se trouvait menacée. Il laissait un grand vide comme administrateur : il avait puissamment aidé, par son énergie infatigable, à préserver de tout désastre la situation financière du pays. Il fut remplacé provisoirement par M. Du vivier, fonctionnaire supérieur du département des finances.

Le 30 mai était le jour fixé pour la discussion des moyens de constituer définitivement l'État. Presque tous les députés se trouvaient à leur poste. Jamais depuis l'ouverture du Congrès, même aux jours troublés par la rivalité des ducs de Leuchtenberg et de Nemours, l'attention publique ne s'était montrée plus vivement excitée ; jamais l'afiïuence des spectateurs n'avait été plus considérable dans les tribunes et aux abords du palais de la Nation.

Trois systèmes étaient proposés pour terminer la

département de la gueri*e, sous son administration, dans une note officielle qu*il adressa au Congrès.

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