‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 245 sur 329 · PROJET DE PARTAGE S · texte numérisé non relu

PROJET DE PARTAGE S

reprenEint les idées développées dans son mémoire, exposa lui-même devant le prince, avec une lucidité qui éclairait les points les plus obscurs, comment, si la conférence ne s'entêtait pas sur la forme, le jœotocole même du 20 janvier pouvait, par rechange des enclaves^ donner à la Belgique le Limbourg tout entier. Il démontra en même temps qu'il fallait avant tout la certitude que le Luxembourg demeurerait à la Belgique moyennant une indemnité pécuniaire. Le prince, qui avait écouté très attentivement ces explications, parut comme soulagé ; sa figure épanouie manifestait sa satisfaction : il avait entrevu une issue. Il engagea les négociateurs à donner les mêmes explications à lord Palmerston et à lord Grey.

Cependant l'horizon politique n'avait pas cette sérénité qui aurait pu rassurer et encourager les représentants du gouvernement belge. A la veille de perdre définitivement les anciennes provinces méridionales du royaume des Pays-Bas, la Hollande avait de nouveau mis en avant le projet de les démembrer pour

» la Hollande rnvait accepté. Que la conférence, en posant ce principe, » que la Hollande, en Tacceptanl, n'en aient pas vu toute la portrH), » n'importe. Le texte était là ; il existait indépendamment du sens » qu*on avait pu y attacher ; il était devenu la loi des parties. On avait y> cru qu'en 1790 la république de Hollande avait possédé en entier le « territoire désigné sous la dénomination moderne de provinces septen- » trioruUes; c'était une erreur historique: la Hollande avail, en 1830, y> réclamé les provinces septentrionales et, de plus, les possessions « qu'elle avait eues dans le Limbourg, en 1790 ; or, il se trouvait que » le principe qui lui rendait ces dernières possessions lui en enlevait » d*autres au cœur môme des provinces septentrionales... » {Essai historique et politique sur la révolution belge, chap. XI.)

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