MISSION DE MM. DEVAUX ET NOTHOMB S
faire connmtre au régent les bonnes dispositions dans lesquelles il avait trouvé le prince Léopold. De son côté, le r^ent décrivit dans sa correspondance l'état du pays. « Je vois, » disait-il, « que les ministres anglais 9 tiennent à la reconnaissance du protocole du 20 » janvier; et s'ils y persistent, ce sera un obstacle >» insurmontable à amener les négociations à bonne » fin. Le refus de s'expliquer, d'une part, si l'on j> obtiendra les objets contestés au moyen de sacri- » fices pécuniaires, et de l'autre, la proposition d'un » échange du Limbourg contre le Luxembourg, » proposition nouvelle, et que l'on dirait faite tout » exprès pour élever de nouveaux obstacles, tout cela, » dis-je, me rend triste, parce que je n'entrevois pas » encore une fin bien prochaine à nos afiaires, et je » crains que nous ne puissions en sortir que par un » moyen violent... Le 30 juin approche, et s'il n'y a » pas de solution pour cette époque, on mettra le feu » aux poudres... La minorité et le parti qui est » opposé & l'élection du prince emploieront tous les 9 moyens pour arriver à leurs fins... »
Le Congrès aurait dû se réunir dès le 7 juin ; il ne se trouva en nombre suffisant pour délibérer que six jours après, c'est-à-dire le 13. Il entendit en comité secret un rapport du ministre de la guerre sur les forces militaires de la Belgique. Le gouvernement s'efibrçait de les mettre sur un pied respectable. Dès le i3 avril, le premier ban de la garde civique de la province de Luxembourg avait été mobilisé; un arrêté du 7 juin ordonna la mobilisation du premier