LES ADVERSAIRES OU MINISTËRK
ban de la garde civique dans toutes les autres provinces. Le 18, il fut enjoint aux miliciens de la levée de 1831 de rentrer sous les drapeaux le 5 juillet. Un arrôté du môme jour partagea en quatre corps les troupes mobilisées dans chacune des divisions milita res ; ces quatre corps devaient prendre les dénominations d armée de la Meuse, d'armée de VEscanl, (ïarmée des Flandres et d'armée du Luxembourg.
V Association nationale avait néanmoins chargé son comité directeur de se rendre auprès du régent pour le prier de renvoyer le ministère auquel on reprochait de ne pas se préparer à la guerre. Ixî régent avait répondu qu'il serait au moins convenable d attendre jusqu'au 30 juin. Des députés de la minorité du Congrès l'avaient également pressé de rompre avec ses ministres. On désignait, comme pouvant les remplacer avantageusement : MM. Alex. Gendebien, Tielemans, Ch. de Brouckere et le général Le Hardy de Beanlieu. Comprenant les devoirs de sa haute position, le régent objecta que le ministère ne pouvait se retirer que devant un vote de la majorité du Congrès. La plus grande anxiété régnait dans le pays ; quoique ti'anquille a la surface, il était profondément agité par des excitations factieuses. Le parti orangiste répandait des proclamations dans lesquelles la restauration de Guillaume 1*'' était ouvertement réclamée ; le parti réunioniste prenait la résolution d'arborer le drapeau français en même temps qu'il aurait fait détruire le monument de Waterloo. La garnison de Liège avait été sur pied pendant quarante-huit heures pour empêcher