MISSION DE M. ZALUSKI
CoDgrès et ne tarda pas à faire coixnaître publiquement l'objet de sa mission dans la réponse qu'il adressa à ime députation de V Association nationale, a Quand la » Pologne, au sein d'une guerre terrible et de tous les » mouvements qu'elle entraîne, reporte, » disait-il, « avec tant d'intérêt et d'aflTection son regard sur la » Belgique, elle pime pour elle-même quelque consola- » lion en voyant que bientôt votre situation politique » trouvera son complément et sa consolidation. Alors » elle ôroira pouvoir se livrer à la juste attente de 1) voir succéder à l'indifférence des preuves .d'un » intérêt réel, quelques efforts enfin dignes des » gouvernements des deux nations les plus puis- >) sautes et les plus éclairées en faveur de sa nobJe » cause...»
La Belgique pouvait donc influer sur le sort de la Pologne en sauvant sa prbpre nationalité. Le moment était suprême pour notre patrie. Après plus de deux siècles d'attente, après des calamités inouïes, laisserait-elle échapper l'occasion qui s'offrait de reconstituer son indépendance sur des bases solides ? Irait-
w manière formelle, mais il insinua que l^acceplation des dix-hail » articles serait peut-être un éminent service rendu à la Pologne. » Quant à Itf. de Talleyrand, il adopta chaudement ce projet, et promit » de présenter en ce sens une note au gouvernement britannique. Sur » cette assurance, un envoyé polonais, M Zaluski, partit de Londres » pour Bruxelles, et ses démarches contribuèrent beaucoup, en effet, » à racceplation des dix-huit articles. » (Louis Blanc, Histoire de Dix Ans, chap. XU.)
Le comte Félix de Mérode, mort à Bruxelles le 7 février 1857, était né à Haestricht le 13 novembre 1791.