‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 106 sur 366 · Dreux du Radier, etc · texte numérisé non relu

Dreux du Radier, etc

vis-à-vis de Laiitrcc. «Enfin, dit Antoine de LavaU, l'apostème creva et commença le grand procès de cette riche succession : deux avocats célèbres de ce temps-là plaidoient, l'un pour M. de Bourbon, savoir Bouchard, et Monthelon - pour M"'' Anne de France, duchesse et douairière de ladite maison et alternativement l'un pour l'autre. Poyet plaidoit pour M°"' Loyse mère du roy : et plaida si bien pour elle qu'enfin il a été chancelier de France. Lizet, avocat général, plaidoit pour le roy et a été premier présidf'nt. En ses plaidoyers (que j'ay tous entiers arrière moy) on apprend plusieurs belles particularités; une seule chose m'a retenu de les insérer icy tout le long, c'est une ennuyeuse et prodigieuse quantité d'allégations de lois et de droit canon, d'autorités si mal transcrites que ce seroit un labeur infini de corriger ma copie sur les lieux. » — Toutes les pièces justificatives des demandes des avocats sont aux Archives-^, surtout celles qui ont trait aux revendications royales. 11 ne servirait à rien d'en donner le long catalogue. Certaines sont fort difficiles à lire^. Antoine de Laval résume assez bien quels furent les discours des avocats. Nous citerons simplement ce qui est nécessaire au long du récit.

Montholon plaida la cause du connétable avec une énergie peu commune \ '< Ce que j'ay vu de plus remarquable en ces playdoyers est celui de Monthelon'\ » Laval ajoute : « En ce playdoyer de Monthelon est notable ce qui s'en suit extrait de mot à mot ». 11 faut le suivre, malgré la longueur de tout ce débat; et voici ce qui en ressort :

Le pays de Bourbonnois, au début, avant d'être

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