LIVRE II
et ledict qui parle luy dit qu'il en estoit cause pour ce que, quand il estoit avec le roy, il ne luy parloit point vivement de ses affaires, et sur ses devis ledict connestable dit audict qui parle que le roy lui faisoit aussi bien des torts comme à luy, etc. », et enfin, au cinquième interrogatoire de Saint-Vallier. nous lisons ceci : ^ Et lors, ledict connestable dit audict desposant : « Cousin, veux-tu jurer ici sur le fust de la vraie (( croix (qu'il portoit à son col) de ne dire jamais rien « de ce que je te dirai ? » et ledict desposant dit : « Oui, Monsieur. » Et mit la main sur la vraie « croix. »
C'est en présence de Saint-Vallier que pendant la nuit du 18 juillet 1523', le connétable traita secrètement avec Beaurain, amené vers onze heures du soir avec le mystère habituel -. Beaurain remit à Bourbon les lettres de l'empereur.
« Cousin, lui écrivait celui-ci, je vous envoie le seigneur de Beaurain, mon second chambellan, lequel vous dira aucunes paroles de par moi. Je vous prie le vouloir croire comme moi-même. Et, en ce faisant, vous me trouverez vostre bon cousin et ami.
Charles 3. »