LIVRE II
à Gayele entre le duc de Bourbon et Henri VIII. u II fut convenu que le roi d'Angleterre ferait descendre son armée en Picardie, comme l'empereur conduirait la sienne en Languedoc, qu'il fournirait les 100. 000 écus destinés au paiement partiel des lansquenets du connétable qui, de son côte', aiderait le roi d'Angleterre et l'empereur dans leur invasion de la France et attaquerait François I" avec lequel il ne s'accorderait pas plus sans eux queux ne feraient la paix sans lui. Bourbon ne consentit point encore à reconnaître les droits d'Henri VIII au royaume de France et à lui prêter serment comme à son souverain'. » — Tandis que, le soir même, Bussel repartait pour l'Angleterre alin de presser l'exécution du traité et que Château allait dans les Pays-Bas inviter le comte de Burren à joindre les troupes llan^.andos à l'armée anglaise descendue en Picardie, Loquingham se rendit près des lansquenets pour les ameuer au connétable ' qui, sans perdre de temps, avait dépéché Lurcy vers l'archiduc Ferdinand qui occupait le Wurtemberg pour le prier de venir à son secours au moindre appel '. Il décidait en môme temps d'aller s'enfermer dans une des deux places fortes qu'il avait fait préparer, à Ghantelle \ U pensait pouvoir y tenir le temps nécessaire, jusqu'à l'arrivée des lansquenets et des alliés combinant leur mouvement vers le centre de la France. Autour de lui, on regargait Chantelle comme imprenable, on en faisait l'équivalent en France du château de Milan. — Il quitta donc Gayete en litière, passa l'Allier au bac de Varennes,
1. Mignct, ouvr. déjà cité, p. 403. — Miscell, Letteis Henry VIII, 3° série, vol. VI II. n" iO. — De sa propre main, Henri VIU a écrit : « Tharticles, passyd wit Ihe duke of Biirbon. » (Stale paper, t. VI, p. 17i et n.3.)
2. Lettres de Loquingham et de Château à Beaurain 'Mss. D, v. 484, f" 183).