Michelet, llisloire de France, t. X
son. Commont Charles en effet débute-t-il clans la vie, sa situation nne fois faite? En servant le roi, en lui gagnant la victoire d'Agnadel^ et en jouant ensuite un tout premier rôle. Michelet est contraint d'avouer : (( Dans le danger de la France, en 1513, cet homme de vingt-quatre ans montra beaucoup de sang-froid, de capacités. >' Examinons ces circonstances.
La perte du royaume de Naples avait amené ces déplorables traités de Blois auxquels Louis XII, malade, consentit surtout sans doute pour gagner du temps et désarmer ses ennemis. On sait que le premier de ces traités formait une ligue contre Venise entre Louis XII, Maximilien et le pape, que le second donnait à Louis l'investiture du Milanais moyennant 2UÛ.000 livres et surtout que, par le troisième, désastreux, la fille du roi, Madame Claude, celle-là même qui, plus tard, épousa F'rançois P'', devait épouser l'archiduc Charles d'Autriche, avec, en dot, la Bourgogne et le Milanais, si Louis XII n'avait pas d'enfant mâle, et dans tous les cas, la Bretagne, les comtés de Blois et d'Asti, les droits sur Gênes et Naples. Ce fut en cédant au courant très vif d'opinion qui se manifesta contre ces trois traités que Louis Xll en signa un quatrième avec Ferdinand, traité par lequel Ferdinand, brouillé avec Philippe le Beau, prenait comme femme Germaine de Foix qui lui apportait en dot tous les droits de la France sur Naples. Bientôt, l'impossibilité de conventions pareilles reconnues par tout le royaume, et
1. Michelet que cela ennuie le constate. Voir plus loin la citation que nous en faisons.