‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 150 sur 366 · Déposition de Saint-Bonnet, f" 47 et · texte numérisé non relu

Déposition de Saint-Bonnet, f" 47 et

4. Id. et déposition de Brion (1° 45) et de Grossone (f" 69).

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la confidence, et averti par nn des valets de chambre, Bartholomé, vint annoncer que le connétable était parti, tous comprirent qu'il fallait le croire. Il était resté cependant dans son lit, ainsi que cinq des siens, Pompérant, Jean de THospital, son médecin', Goudinières et les deux valets de chambres, Guinot et Bartholomé. — Ce Pompérant avait en une destinée mélancolique et devait y persévérer; gentilhomme d'Auvergne, il avait été forcé de quitter la France pour se soustraire au ressentiment du roi à la suite d'un duel où il avait tué un des plus galants hommes de la cour qu'il haïssait pour des raisons toutes personnelles. Bourbon lui avait alors sauvé la vie, puis, devant Valenciennes, l'avait fait rentrer en grâce'-; aussi lui était-il réellement dévoué. « Il s'en alla au service de l'empereur, dit Brantôme, en parlant de Bourbon, non sans grand'peine et hasard de sa vie, par les chemins, car il estoit guetté de toutes parts elles passages tous gardez; mais la fortune luy fut si bonne qu'il §c sauva tout seul avec M. de Pompérant. Que c'est que d'avoir un bon second pour compaignoni Et voilà pourquoy les poètes de jadis nous ont figuré ces braves héros ayant tousjours avecqu'eux, en leurs braves entreprises, un bon fidel et vaillant compagnon et confîdant, les exemples en sont communs : Gomme bien en prit à M. de Bourbon d'avoir avecque luy set assuré et sage second, lequel, ayant tué en homme de bien'^, à Amboise, le seigneur de Ghissay qui estoit fort aymé du roy et estoit des gallans de la cour... fallut qu'il s'enfuist par l'excorte et adresse que luy donna Bourbon, non sans un mcLCon-

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