‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 153 sur 366 · Déposition dWrnauld, f''92 à · texte numérisé non relu

Déposition dWrnauld, f''92 à

3. Déposition du châtelain d'Hermant, f° 97 v». — P. Paris, p. I.j9. — Mignet, p. 410.

19i LE CONNÉTABLE DE BOURBON

il ordonna à Tniinot, son valet de chambre, de serendre à Cariât avec Arnauld et de revenir le lendemain à Serverette où il le trouverait. Mais le châtelain d'Herment, en passant à Saint-Flour, apprit que le roi serrait de près le connétable et jugea prudent de revenir chez lui. Le connétable demeura seul avec Pompérant et Bartholomé, Guinot l'attendant à Serverette, puis à Cariât.

Que devint-il? Il est assez difficile de le dire à partir de maintenant. Sans doute il eut Fidée de gagner Cariât, mais sans le désir de s'y arrêter, et il est probable qu'il n'y passa même pas de peur de rencontrer les troupes royales et surtout d'être trahi; Cariât, comme Chantelle, n'offrait pas un abri assez sûr pour tenir longtemps. Il songeait surtout à sortir de France au plus vite et au moyen le meilleur d'y parvenir sans obstacle. Il ne pouvait aller rejoindre en Franche- Comté les lansquenets promis; le tout pour lui était maintenant de passer la frontière du royaume. François I" avait fait publier partout sa trahison et promis 10.000 écus d'or à qui le livrerait '.

Du 15 septembre au 3 octobre, on ne sait pendant près de trois semaines ce qu'il fit ni ce qu'il devint. Il est probable qu'il gagna, à travers les régions montagneuses du Centre, la frontière orientale du Languedoc ([ui se trouvait à Saulce, au-dessus de Narbonne, pour se réunir à l'empereur dont les troupes avaient dû arriver en Roussillon. La frontière cependant était gardée parle maréchal de Foix et Charles-Quint n'avait pas paru. Le connétable aurait alors rebroussé chemin, serait remonté vers Lyon, traversant le Rhône à deux

1. « Voulons estre publié à son de trompe que, s'il y en a aucun qui nous livre et mette entre les mains la personne dudit connestable, que nous luy donnerons la somme de lO.OOU escus d'or soleils, et luy ferons d'autres biens et honneurs tant qu'il en sera mémoire perpétuelle du service qu'il aura faict à la couronne et chose publique de France. ^> — Vroclamalion de François I°\ de Lyon, septembre (Mss. Clérambault, Mélanges, vol. XXXVl, f° 8117).

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