‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 169 sur 366 · Id. — Chronique du roi/ Françoys !■", p · texte numérisé non relu

Id. — Chronique du roi/ Françoys !■", p

2. Peut-être la grâce était-elle déjà connue et voiilait-on faire effet sur riinagination populaire, la frapper fortement pour (juelle constatât bien la bonté royale. La scène en ellet sent la préparation et le coup de théâtre C'est aussi l'avis de M. Guitfrey (p. lxx.xix). En tous cas, dans les lettres de grâce données à Blois par François I" au mois de janvier lo-2i, le roi dit qu'il accorde à Saint-Vallier la remise de la peine de mort en considération des services que lui avaient rendus le gendre du condamné, Louis de Brézé « et les parents et amis charnels de Jehan de Poictiers ». N'était-ce pas en effet le grand-sénéchal qui, le premier, lui avait fait connaître la conjuration et (jui l'avait sauvé? « Cette seule raison explique assez l'acte de clémence du roi, sans qu'il soit nécessaire de supposer, comme l'ont fait, sans preuves directes, un si grand nombre d'historiens, que le roi n'accorda cette grâce qu'après avoir obtenu de Diane de Poitiers, fille de Saint-Vallier et femme du grand-sénéchal, le sacrifice de son honneur (La Mure; — Note de l'édition Chantelauze, p. 613, t. II). On ne pourra jamais fixer absolument ce point délicat. Si Diane de Poitiers s'est montrée aimable pour François l", le roi n'avait évidemment pas à le dire dans ses lettres. 'Voir l'introduction aux Lettres inédites de Diane de Poytiers;G. Guiffrey, Paris, Renouard, MDCCCLXVl.

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