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Avant de gagner la place de Grève, le patient dût traverser une multitude compacte que refoulaient avec peine les sergents du Chàtelet et le guet à pied et à cheval. Au bord de Téchafaud, Saint-Vallier fut remis entre les mains des deux bourreaux, Macé et Rotillon. Ils se saisirent du gentilhomme, le portèrent sur la plate-forme et « le mirent en pourpoinct ; après quoi ils le forcèrent à s'agenouiller et à requérir pardon à Dieu et à justice ^ ». Un certain temps s'écoula, on ne sait pourquoi '. Saint-Vallier disait à ses exécuteurs qu'ils « lui faisoient mal de lui faire perdre la vie ^ ». Une heure se passa de la sorte '*. Entin un cavalier accourut au galop "' ; « agitant en l'air une lettre qu'il tenoit à la main, il se mit a crier, du plus loin qu'il put se faire entendre : Holà ! holà ! cessez ! cessez ! voicy la rémission du roy ^. » Saint-Vallier avait en effet sa peine transmuée en une détention perpétuelle. Il manifesta la joie la plus vive. Et, quand on lui posa la question d'usage pour savoir s'il entendait bénéficier de la clémence royale, il répondit que oui, en « renier*