Id
diidit royaume ; et non sans bonne et juste cause, a acquis ce noble trésor de réputation, d'amour et de renommée ; car, en tous lieux où il a esté, soit en guerre ou en paix, il s'est honnêtement et modestement comporté ; entre toutes ^ens il a acquis leur bonne grâce et amour '. » Il assiste aux cérémonies de fiançailles entre Madame Claude et le duc de Valois, comte d'Angoulême. Il y parait à son honneur, escorté de 100 hommes d'armes ; il fait même peut-être trop bonne contenance". Et il accompagne le roi à Gênes. II n'a que dix-huit ans (1507), mais équipe 100 hommes d'armes à cheval et 100 archers à ses frais « sans que le roy lui aidât d'un seul denier ' », Il se révèle discret, attentif et adroit aux choses de la guerre. Il combat bravement dans les rangs de l'armée. On sait combien ce siège fut rude ; la ville finit par se rendre à discrélion et Louis XII y entra l'épée nue à la main. Charles tombe alors malade, d'une fièvre tierce (maladie qui lui sera fréquente) et se repose quelques jours à Sienne.
Il revient en France par la Savoie et s'y rencontre avec son cousin le duc Charles de Savoie « qui le fètoya grandement à grande chère en sa ville de Cliambéry et en sa propre maison où il fit loger ; et lui fit montrer ce beau reliquaire qui y est : c'est à savoir le saint Suaire où le corps de Notre-Seigneur Jésus-Cbrist fut enveloppé après qu'il fut ensevely, qui est une des belles reliques de notre rédemption qui soit demeurée en terre ; et, au partir dudit lieu vint trouver le roy à Lyon duquel print congé et s'en vint en sa maison devers ma dite dame de Bourbon et ma dite
i. « Y étoit le dit duc Charles, monté, équipé et accoutré en prince magnanime avec un visage plein de hardiesse, douceur et majesté et en rajiporta le prix de tous les princes. » — Marillac, 17e du connétable de Bourbon.