‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 179 sur 366 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

armée, et seriez puissant assez pour en personne présenter la bataille au roy de France et, s'il ne la vouloit, pourriez venir droit à Lyon K »

îl avait écri*: auparavant au comte de Penthièvre alors en Angleterre, pour le prier de presser Henri VI II de faire une nouvelle descente en Picardie^. — C'était un nouveau plan d'invasion destiné à remplacer le précédent qui avait échoué; et il présentait certaines chances de succès. — Avant de partir lui-même de Gènes, Bourbon envoya une partie de son armée sous les ordres de Lannoy qui remonta la Péninsule avec 400 hommes d'armes et 4.000 hommes de pied; il amenait le marquis de Pescaire qui avait consenti à reconnaître l'autorité du vice-roi de Naples parce qu'il n'en craignait pas la rivalité militaire. Etant donnée la pauvreté de l'armée impériale, Lannoy était, de plus, une sérieuse recrue; il apportait en etlet une forte somme d'argent tirée de sa vice-royauté ^ ; l'Italie centrale fournissait 65.000 ducats, et le Milanais 90.000. Lannoy appela d'Allemagne 6.000 lansquenets. II ne se rendit à Milan qu'après la mort de Prospero Colonna; et quand il se mit à la tête de l'armée en compagnie de Bourbon, elle comprenait 10.000 Allemands, 7.000 Espagnols, 4.000 Italiens, 800 lances et 800 chevau-légers, outre les 5.000 hommes de pieds, les 500 lances et les 600 chevau-légers qui étaient dans Pavie sous Antonio de Leyva et le marquis de Mantoue. Toutes ces forces réunies compromettaient singulièrement la situation de l'armée française, énervée par un blocus inutile et renseignée maintenant sur l'incapacité de son général. « Arrivé que fût à Milan le vice-roi, après avoir veu son armée, arresta avecques

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