‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 180 sur 366 · Mus. Brittan., B. VI, f' o2 ; — Vitellius, B. VII, f° 2H · texte numérisé non relu

Mus. Brittan., B. VI, f' o2 ; — Vitellius, B. VII, f° 2H

3. « La povreté de cette armée estoit de telle sorte, que si ne fut argent que appourtay de Xaples ladite armée fut desjà rompue. '^ (Lettre de Lannoy à l'empereur, 20 février; — Archives de Vienne, citée par Mignet.)

Famljassadeiir de Venise que les 6.000 lansquenets qu'il faisoit venir d'Allemagne estans joincts avecques l'armée vénitienne, les deux ensemble passeroient la rivière d'Adde pour se venir joindre avecques luy, soubs délibération que leur armée mise ensemble viendroit chercher l'armée du roy pour la combattre, ruinée (comme il cstoit vray) d'un si long hyver qu'elle avoit enduré, et de grandes fatigues qu'icelle avoit porté durant six mois, ne voulans attendre qu'elle eust refreschissement de France^. » Ils agirent en elTet de suite et, bientôt établis à Gambolo ainsi qu'aux château de Gurlasco, menacèrent Bonnivet de lui intercepter les vivres qu'il tirait de la Lomelline.

C'était lui maintenant qui se trouvait menacé par sa faute. 11 fit avertir en France le plus vite possible de sa situation désespérée. François P'", qui n'était pas en meilleure posture, apprit ce qu'il en était lors de son voyage à Paris, entrepris pour se plaindre au Parlement des sentences par lesquelles il avait condamné les complices du connétable, Brion et Desguières, à trois années de prison seulement et de n'avoir pas soumis à la question Popiilon et d'Escars, Il apprit en même temps que Charles-Ouint venait de franchir les Pyrénées au cœur de l'hiver et que Fontarabie avait capitulé. Il dut regretter alors de s'être mis à dos le connétable. Il para de son mieux aux événements, lit un emprunt, décréta des prières et des processions-, commanda des Suisses et décida de les conduire, lorsqu'ils arriveraient, à la descente des Alpes, jusqu'au camp de Bonnivet. — L'amiral s'était porté avec toute son armée à Yigevano, Bourbon, Pescaire et le duc d'Urbin marchèrent immédiatement contre lui. Ce fut Bourbon qui conduisit la campagne et il la mena très habilement. 11 menaça d'abord

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