‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 213 sur 366 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

ment 6.U00 ducats au vice-roi de Naples^, en assurant qu'il ne pouvait pas en donner davantage et, quelques jours après, il conclut avec François P' un traité très secret' dans lequel furent compris les Florentins et les Vénitiens. Ces anciens alliés de Tempereur se séparèrent de lui sans s'unir au roi de France. Ils s'engagèrent à n'accorder aucune assistance à Gliarles-Quint et, en retour, François 1"' promit de maintenir l'autorité des Médicis dans Florence et plaça sous sa protection les inconstants Vénitiens et l'équivoque Clément VII '. » Le pape espérait au fond que, si les Français faisaient menace de s'avancer dans la basse Italie, toutes les troupes impériales s'y opposeraient en abandonnant le Milanais; et son espoir put lui paraître prochainom^nt réalisable lorsqu'il apprit que François F' confiait au duc d'Albany un corps de près de 7.000 hommes que devait renforcer à Livourne le corps de Renzo da Ceri qui en comptait 3.000, et plus loin les 4.000 Italiens que les Orsini lèveraient sur leurs terres; le roi |de France revendiquait le royaume des Deux-Siciles dont il se déclarait héritier; en réalité, il ne pensait qu'à opérer une diversion, afin de faire descendre du Milanais les troupes impériales qui y restaient encore; son raisonnement était le même que celui de Clément VII. Cette manœuvre qui eût été fertile si elle n'avait pas été devinée par l'adversaire, devint dangereuse une fois percée à jour. Lannoy n'y avait rien vu d'abord ; à défaut de Bourbon qui n'était pas encore revenu,

1. « Jusques à ceste heure, ne s'en est put tirer autre chose, synon 6.000 ducats, qu'il nous a envoyés secrètement (Lettre de Lannoy, 25 novembre).

2. Lettre du Conseil des Dix au provéditeur général, 7 janvier 1325, dans la Captivité de Franrois I"' (éd. Champoliion-Figeac, Appendice LXXVIII). — Le 13 décembre, François I" recevait la lettre suivante : <'Sire! loué soit Dieu! la conclusion a été prinse avec la seigneurie de Venise et stipulé et fini le contrat et signé de notre très Saint-Père, de leur ambassadeur et de moy comme vous verrez par l'un des originaulx que je vous envoyé» (.\rch. nat., section historique, {' 964, n° 59).

Page 1