Id
4. /(/. — Champollion-Figeac raconte ainsi la destinée de ces dépouilles dans son introduction à la Caplivlté de François I"' (p. 19 et 20) : d'après Fontanieu, intendant de Dauphiné, on voyait encore à Pizzighetone, en 1136, les gantelets du roi; ce Fontanieu s'en empara alors parce que les Italiens atlectaienl malicieusement de les montrer aux Français: ces gantelets font partie de i'urnmre des Invalides. — Voici ce qu'écrit Champollion-Figeac : « François l''' fut dé|iouiilé de ses armes ; elles furent, après sa personne, le plus signalé trophée de la victoire de Pavie; on les envoya à Chai'les-Quint, alors en Espagne; l'épée fut déposée au cliàteau de Tolède et l'armure de corps fut portée en Allemagne. — La destinée de ces nobles dépouilles a été fort diverse. L'armure entière fut envoyée au musée d".\mliras. en Tyrol. qu'avait fondé .Maximilien !"■ et dont la description publiée en 1601 par Jacobus Sciirencklus est ornée de la ligni'e gravée de cet habit de guerre. Cette armure était encoi'e à Inspruck en 1SU6. En ce temps-là, l'armée française prenait largement sa revanche du passé sur l'Europe, vainement coalisée contre elle : Inspruck fut occupée par nos soldats : ils se saisirent de l'armure de François 1". Elle fut remise par. le majur général de l'armée, le prince de Xeufchàtel, au directeur général des Musées, M. Denon. En 1SÛ7, l'empereur Napoléon demanda l'exposition publique des armures envoyées de Vienne, capitale de l'.Vutriche, et c'est d'une lettre écrite au sujet de cette den^ande par M. Denon au grand-maréchal du Palais Duroc, le 21 août 180", que nous tirons de curieux renseignements; on y lit : « La seule chose complète et qui ait conservé de l'authenticité est l'armure de François 1", enlevée à la bataille de Pavie. Elle vient dlnspruck et m'a été remise par S. E. le prince de Neufchàtel. Mon intention était delà faire monter dignement et de la joindre aux trophées de la campagne de Prusse. » Aujourd'hui cette armure, dont lorigine parait traditionnellement certaine, figure au premier rang du musée de larlillerie de Paris. Elle est ornée de fleurs de lys, mais aucun des emblèmes favoris du roi ne s'y trouvent mêlés. — L'épée royale, dont la poignée en croix est émaillée, avec ornements en or où se distingue la salamandre emblématique, est déposée dans le même Musée. En IMOS, le grand-duc de Berg, l'infortuné Murât, maitre de Madrid, revendiqua l'épée du roi de France, elle lui fut remise et apportée en cérémonie publique. Ceci se passait seloa les lois de la guerre...»