LIVRE III
choses ne m'est demeuré que Thonneur et la vie, qui est saulve '. » Les soldats espagnols ne se lassaient pas de l'admirer, de plaindre son malheur et de proclamer à haute voix combien ils aimaient la façon dont il le supportait ^ — Au moment où il fut pris, pendant la bataille, l'un d'eux qui n'avait que quatre livres de solde par mois, s'approcha de lui, mit un genou en terre et lui présenta une balle d'or en lui expliquant qu'il l'avait faite exprès pour le tuer, en même temps que six autres, d'argent, destinées à ses meilleurs généraux ; les balles d'argent avaient été employées ; il lui offrait maintenant la plus précieuse, afin de payer une partie de sa rançon \