Ed. déjà citée, t. I, p. 301 ; — Vie de Bourbon
2. De plus — ce qui est bien invraisemblable et ce qui est même certainement faux — la régente, d'après une pièce conservée à l'Arsenal et publiée par M. Lacroix dans le Bulletin du Bibliophile (18o7-i8o.s, p. 73:i) terminerait une lettre de prière à Charles-Quint par ces vers inattendus :
« Loenge à Dieu, qui donne la victoire
Belle à César par le duc de Bourbon!
Noble Bourbon, puys mil ans telle gloire
Ne acquit quelqu'uiig, que ton bruyt et renom, etc.
304 LE COl^^'ÉTABLE DE BOURBON
ténia con el rey de Francia, y voluntad de servir a V. M. K » Un roi d'armes de l'empereur, Nicaise Ladam, a également, et en fort mauvais vers, célébré Bourbon à Pavie. Sir John Hussel, dans une lettre écrite de Milan à Henri Vlll, le H mars 1525, fait ressortir le grand rôle joué par Bourbon pour que la bataille ait lieu d'abord et ensuite pour la gagner'-.
En tout cas, sa position augmentait. Il redevenait redoutable pour son pays auquel, avec l'aide de troupes impériales, il avait intligé une terrible leçon; il commençait de plus à tout espérer. 11 avait eu sa vengeance vis-à-vis du roi, mais il la voulait aussi vis-à-vis de la régente en rentrant en possession des terres dont elle l'avait fait déposséder. Il savait l'état des esprits en France, la rébellion de beaucoup de nobles, l'hostilité de la bourgeoisie contre la cour, hostilité presque ouverte à la suite des derniers événements. Il savait enfin et surtout que son procès traînait en longueur et que le Parlement ne se montrait guère disposé à le reprendre. Sa patrie épuisée d'hommes et d'argent, n'ayant jamais aimé Louise de Savoie ni du Prat, maintenant les baissait'^ ; et il