Relacion, etc., dans documentos, etc., p
2. Il faut citer aussi ces vers de quelque soldat flamand Hennuyer, de l'armée de Charles-Quint (La Mure, éd. Chantelauze, p. 657, t. UI) :
Le seigneur de Bourbon,
La bataille donna;
Ce fut un vendredy
Le Jour de Saint-Mathias.
Dedans il se fourra
Criant : « Vive Bourgoingne!
Avant, avant, enffans.
Il nous faut cy nionstrer
La forche de Bourgoingne, » etc.
Bibl. de Bruxelles, mss. : Nouvelles de l'an io2l jusquen 1340 n°' 14821- 14840).
3. 11 n'était pas impossible que l'entrée du duc de Bourbon en France ne fût le signal d'une révolution ou d'une guerre civile. Le patriotisme, le sentiment de l'inviolabilité nationale, était loin d'exister alors comme de nos jours. Le même esprit qui s'était souvent manifesté aux époques troublées, et qui devait faire encore explosion pendant la P'ronde, se révéla pendant la captivité de François l"'. La régente et du Prat étalent aussi impopulaires que possible. Du haut des chaires, les prédicateurs se déchaînaient contre eux. (La Mure, éd. Chantelauze, Notes, t. II, p 659.)
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n'entendait pas laisser passer une occasion aussi belle. Il pouvait en etTet tout en tirer et l'aurait fait sans la lenteur, la mollesse et l'indécision incroyables de Charles-Quint qui. jamais plus, ne devait retrouver une occasion pareille. Bourbon comptait déposséder François I" et ce qui se passait en France rendait le succès de ses plans singulièrement probable', il apprit bientôt, en effet, que huit jours après F*avie, une troupe de 1800 cavaliers avait passé à Vitry et pillé le pays aux cris de « Vive Bourbon -'1 » Du Bellay montre le désarroi extraordinaire du royaume : « Le duc de Vendosme, partant de Picardie pour venir à Lion, devers madite dame arrivée à Paris, luy fust remonstré par quelques-uns de ladite ville et mesmes par de gros personnages, conseillers de la cour de Parlement que luy, estant la première personne et plus proche du sang, pour estre le roy prisonnier, messieurs ses enfants en basâge, le duc de Bourbon révolté de l'obéissance du roy, le duc d'Alençon n'estant encores de retour à Lion, à luy seul appartenoit le gouvernement du royaume; et que, s'il le vouloit entreprendre, la ville de Paris, avecques toutes les autres bounes villes d'icely, luy assisteroient à ceste fin. Je pense que l'occasion qui les mouvoit estoit pour la haine qu'ils portoient au chancelier Antoine du Prat, par le conseil duquel ils ne vouloient estre gouvernés -^ »
Dès le lendemain de la victoire, tandis que Lannoy envoyait le commandeur Penalosa, Bourbon avait dépêché Peloux vers Charles-Ouint ; tous deux avaient pris part à la bataille^ et étaient à même par
1. « On pavait qu'il existait un parti nonil^reux de mécontents et l'on pouvait craindre qu'il ne se ralliât au duc de Bourbon, premier prince du sang. » (Sismondi, Histoire c/es Français.)