LIVRE IV
propositions, d'épouser Eléonore de Portugal qui lui était destinée en mariage. U en avait même écrit à Charles- Quint et celui-ci lui avait répondu que le roi de France avait été averti de l'impossibilité de ce mariage, étant donnée justement la promesse précédente qu'il lui avait faite à ce sujet. — L'Empereur avait écrit ensuite à Louise de Savoie pour lui exprimer son regret que son fils n'eût pas accepté les conditions et l'avertir qu'il avait donné l'ordre à Bourbon et à Lannoy d'établir un service de poste régulier, afin qu'elle pût correspondre facilement avec lui. Et c'est alors que, rien n'aboutissant, il avait envoyé Peùalosa en Angleterre alin de renouer alliance avec Henri VIll en lui demandant de l'argent. Malheureusement pour lui, ayant besoin île la bonne volonté de ses sujets qui se montraient disposés à l'aider s'il consentait à se marier promplement avec une princesse qui fut à même de lui donner des héritiers pour les couronnes d'Espagne, ayant jeté ses vues sur l'infante Isabelle de Portugal dont la dot devait être d'un million de ducats, il se trouvait contraint de se dégager vis-à-vis de la fille d'Henri VIII, la princesse Marie. Sa politique fut donc de la demander sur-le-champ et de façon à obtenir un refus ; et le commandeur Peùalosa fut chargé de réclamer la remise immédiate à l'Empereur de cette princesse Marie avec sa dot de OOÛ.ÛÛO ducats dont 200.000 seraient comptés de suite et 400.000 de mois en mois'. A l'aide de cet argent, l'Empereur se proposait d'entrer en France par les Pyrénées et d'y faire parvenir en même temps par les Alpes l'armée d'Italie, pendant que Henri VIII, selon les termes du traité de Windsor, opérerait une descente par Calais. Si la princesse n'était pas envoyée en Espagne et si la dot n'était pas remise, Peùalosa devait réclamer, en