Slale papers, t. IV, p
prêt, la somme de 400.000 ducats sans laquelle l'invasion de France serait impossible ^
Henri VIII n'était plus dans les excellentes dispositions dont Charles-Quint, malgré les pressants avis de Bourbon, n'avait pas su profiter; de plus, le piège tendu était trop visible ; il refusa également le prêt d'aro-ent et avec des récriminations amères contre son ancien allié. Il pensait, à part lui, encore une fois se rapprocher de la Régente. — Charles-Quint qui avait ainsi obtenu ce qu'il désirait donna l'ordre à Bourbon et à Lannoy de veiller avec le plus grand soin sur leur prisonnier afin de prévenir une évasion possible. Bourbon, Lannoy, Pescaire, Antonio de Leyva et l'abbé de Najera, provéditeur général de l'armée, décidèrent de conduire François I" dans le sud de l'Italie, au Château Neuf de Naples, construit sur une bande de terre s'avançant dans la mer. Le 18 mai, Lannoy vint chercher le roi^ à Pizzighetone et, sous l'escorte de 2.000 hommes commandés par Alarron, commença par le conduire à Gênes oii il fut enfermé dans la citadelle. Le 31 mai, il fut descendu dans « la galère capitane de Castille )) et escorté jusqu'à Porto Fino où la flotte fut retenue à cause d'une tempête ; seizes navires suivaient oii avaient été embarqués les arquebusiers d'Alarçon, Ces précautions n'étaient pas inutiles, car François I", ayant appris à Pizzighetone qu'il allait être transporté dans le royaume de Naples dont il redoutait le climat, avait pu avertir sa mère et lui donnait le conseil de faire attaquer la flotte impériale. La Piégente avait immédiatement tout préparé et c'est sur un nouveau conseil de son fils qu'elle n'avait pas fait agir, François I" ayant obtenu dans l'intervalle de Lannoy, et en secret, l'assurance d'être conduit en Espagne au près de Charles- Quint, avec lequel il comptait, de près, réussir à s'en-