Lettre du 30 juillet. Arch. de Vienne, cité parMignel
gneiir, je vous supplie, qu'il n'y ait pas dintermédiaire entre vous et moi K » — C'est à la suite d'un second entretien que la venue de la duchesse d'Alençon fut décidée. Elle oiïrit à Charles-Quint la renonciation de la couronne de France aux souverainetés de ritalie et aux suzerainetés sur une partie des Pays-Bas, le mariage de son frère avec Eléonore de Portugal qui recevrait en dot, de TEmpereur, le duché de Bourgogne. Quant au duc de Bourbon, elle s'en remettait, ainsi que pour ses amis et alliés, au bon plaisir de l'Empereur. Le 10 octobre, François V% de son côté, répondait aux articles présentés par le Conseil de Charles-Quint : <( Le Bourbon, quand il plaira à l'Empereur avoir pitié de luy, je seray très content de luy restituer ses biens pour l'amour dudit seigneur empereur et non pour autre ■^. » Charles-Quint avait eu soin de faire partir la reine sa sœur pour un pèlerinage à Notre-Dame de Cuadalupe. Il répondit qu'il ne pouvait manquer au serment qu'il avait fait au duc de Bourbon de la lui donner en mariage ; il tenait à posséder le duché de Bourgogne et n'accepta point les offres émises. Marguerite de Valois lui proposa vainement une rançon en argent, puis d'autres combinaisons; il continua de réclamer en plus du duché de Bourgogne, le comté de Màcon et le comté d'Auxerre, la vicomte d'Auxonne, la chàtellenie de Bar-sur-Seine; enfin, « il demandait impérieusement que le duc de Bourbon, dont la condamnation serait annulée et dont les complices seraient réhabilités, rentrât dans tous ses biens, put faire valoir ses droits sur la Provence, et protégé par une formidable alliance politique, appuyé sur une étroite parenté matrimo-
1. Gachard, Captivité, ouvr. déjà cité, Appendice. — Sandoval, t. 1, liv. XUI. — Hernandez de Oviedo, Relacio/t, etc., î" 13. — Délia cita et délie opère di Andréa Navaf/ero, p. 179.
2. Captivité, etc., Champollion-Figeac, p. 3G0. — Lanz, t. I, p. 188.