LIVRE IV
îiiale, fut rétabli en souverain dans ses provinces centrales, ce qui lui permettrait de braver impunément le roi désarmé au cœur du royaume amoindri. En même temps qu'il exigeait des satisfactions aussi dangereuses pour ce rebelle, il imposait au roi l'humiliante condition d'abandonner d'anciens alliés : le duc de Gueldre, le duc Ulrich de ^Yurtemberg, Robert de la Marck, seigneur de Bouillon, de Sedan et de Jamets, Henri d'Albret, prince de Béarn et roi de Navarre, et de les livrer ainsi à son inimitié K » Il y ajoutait des conditions encore plus dures et telles que François P"" commença par les repousser avec hauteur ; mais, bientôt, vaincu parla maladie et un violent désir de liberté il lit olîrir à Charles-(Juint une rançon de 3.000.000 d'écus d'or en demandant à nouveau, malgré le refus déjà formulé, la main de sa sœur 2. L'Empereur se montra aussi intraitable. François I" promit alors •d'abdiquer et en fit le simulacre; mais l'Empereur ne s'y laissa pas prendre ■'.
Le duc de Bourbon, pendant ce temps, s'était embarqué pour l'Espagne, escorté par quatorze galères et quelques brigantins. Il relâcha en route, aux îlots