‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 311 sur 366 · Arcti. de Vienne, citées par Mignet, p · texte numérisé non relu

Arcti. de Vienne, citées par Mignet, p

3. 1(1. — « George Frundslierg était arrivé déjà à Castiglioue-delle- Stivere dans le AJantoiian. » (Guichardin, liv. XVII, cliap. v.)

troupes si fermes dans leur rang'. La réputation des lansquenets, organisés sur le modèle des Suisses, était en etl'et considérable et à juste titre; ils combattaient à rangs profonds, armés de longues piques, et leur masse était tlanquéc de ces arquebusiers espagnols, remarquables tireurs, habiles et entreprenants, qui avaient joué un si grand rôle à Pavie. — La tactique du duc d'Urbin était maladroite; les troupes qu'il laissait à Vauri demeuraient inutiles ; il aurait dû réunir toutes -ses forces et se jeter le plus violemment possible sur Frundsberg, du moins, il le paraît, car il n'avait rien à craindre de Bourbon trop alTaibli pour tenter quelque chose. Les bandes de Frundsberg arrivèrent le 22 à Rivolta, près du Mincio, se dirigèrent vers Borgo-Forte pour se rapprocher du Po et y reçurent, le 24, par le fleuve, quatre fauconneaux que leur envoyait le duc de Ferrare. C'est à Borgo-Forte que l'armée vénitienne se trouva face à face avec l'arrière-garde ennemie et que Jean de iMédicis livra contre elle, à la tète de ses cheyau-légers, la petite bataille qui lui devint funeste. « Les fauconneaux envoyés par Alphonse d'Esté aux lansquenets lançaient des balles qui pesaient 3 livres et demie. Jean des Bandes-Noires, fidèle à sa tactique, prétendait harceler l'ennemi, beaucoup plus nombreux, sans jamais se laisser surprendre en rase campagne. 11 croyait que les lansquenets n'avaient pas d'artillerie ; sans défiance, il se jeta sur eux; un retranchement pratiqué dans une tuilerie dissimulait le fauconneau dont la volée, pointée de bonne main, vint le frapper à la jambe. Les armures de ce temps s'étaient allégées à la partie postérieure des grèves. Les cuissots avaient commencé par s'évider; puis la jambe même n'était plus protégée que par le devant. Or, la pesante balle frappa Jean comme il tournait bride, croyant la

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