‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 310 sur 366 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

XXXVI mil escus du chango qu'il a pieu à Vostre Majesté de menvoyer dernièrement, que m'est un gros frais. Toutesfois,... pour vous acquéiir honneur et empescher vos ennemys vous faire dommaige, j'ay envoyé audict messire George ladicte somme '.» Frundsberg eut bientôt réuni de 12 à 13.000 lansquenet. <( Présentement, écrit Bourbon le 29 octobre, j'ay eu lettres de messire George par lesquelles il m'escrit qu'il m'ameyne 12 ou 13.000 lansquenez -. » — 11 se mit en marche vers la fin d'octobre et arriva dans les Alpes au commencement de novembre. Il traversa difficilement les montagnes déjà couvertes de neige, descendit par le Val-di-Salbio et, longeant la partie occidentale du lac de Garde, parvint dans les états du marquis de Mantoue, « qui gardait la neutralité entre le Saint- Siège, dont il était le gonfalonier, et l'Empire, dont il était le feudataire ' ». Il avait encore à franchir un espace assez grand et difficile à cause de nombreuses rivières qui le coupaient. De plus, il s'attendait à ce que le duc d'Urbin fît l'impossible pour l'empêcher de rejoindre l'armée impériale enfermée dans Milan. Il ne semble cependant pas que ce dernier ait même fait le nécessaire, bien qu'il eût la partie belle et favorable une dernière fois. Il se posta sur l'Adda, à Vauri, avec toute son armée, y jeta un pont, fortifia l'endroit et y laissa le marquis de Saluées à la tète de 4.000 fantassins; vers le 19, il alla au-devant des lansquenets avec Jean de Médicis commandant 4.000 soldats d^s Bandes- Noires, 8 ou 9.000 piétons vénitiens, 600 hommes d'armes et une nombreuse cavalerie légère. Il n'avait cependant pas le dessein de les attaquer et songeait surtout à les fatiguer dans leur marche ainsi qu'à leur couper les vivres, seul moyen, disait-il, de vaincre des

1. Lettre du 6 octobre lo2C. Arch. de Vienne, citée par Mignet.)

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