‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 313 sur 366 · Letfere di principi, t. H, p · texte numérisé non relu

Letfere di principi, t. H, p

5. Philibert de Chaton furieu.K, lui aussi, d'avoir été dupé par Fran- ■çois I'', et devenu volontaire de Charles-Quint, vint voir le connétable i. Milan, plus probablement qu'à Pavie, ainsi que l'indique M. Ulysse

Bourbon l'aurait voulu, car il projetait de soumettre l'Italie à Charles-Quint, mais il n'avait plus d'argent et ne pouvait bouger. Sa situation dans Milan était devenue chaque jour plus diflicile. « Les 200.000 ducats qu'il avait reçus de l'empereur n'avaient pas sufli à la solde fort arriérée des troupes et à leur entretien pendant cinq mois. Il ne lui restait pas un ducat, et sa petite armée refusait d'entrer en campagne avant qu'on lui eût donné ce qui lui était dû. Elle en était arrivée à ce point d'indiscipline, tout en conservant sa bravoure, et de désobéissance, tout en se maintenant dans sa fidélité, qu'il lui était impossible de lui commander sans la contenter et de la faire marcher sans la payer K » Bourbon avait dû tirer de la ville tout ce qu'il pouvait avec cruauté et « jusqu'au sang- ». Il obtint ainsi 30.000 écus de plus qu'il ne pensait, et il força Mo rone, enfermé dans la forteresse de Trezzo, à payer 20.000 ducats en le menaçant de le décapiter-^ Ce singulier personnage, bien que chancelier de Sforza, finit par devenir secrétaire de Bourbon et travailla ainsi à détruire les plans d'indépendance italienne qu'il avait élaborés. Les sommes réunies ne suffirent dailleurs pas à Bourbon ; Antonio de Leyva et le marquis du

Robert. « Qplui-ci, d'après le journal du primée, lui donna Thospitalité du (i au 13 janvier et le traita fort bien. Ils étaient d'ailleurs faits l'un et l'autre pour se comprendre. Tous deux étaient de grands seigneurs, jeunes — le connétable avait alors trente-sept ans, étant né le 17 février 1490 — braves jusqu'à la témérité. Ils partageaient surtout la même haine contre François I"' et sa mère. Que lie souvenirs ils durent évoquer dans cette ville qui leur rappelait la prise de leur ennemi commun ! »

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