‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 340 sur 366 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

le château Saint-Ange et fermé de l'autre parles portes assez bien de'fendues de Torrione et de Santo Spirito. L'enlever dans un assaut heureux ne suffisait pas. Il était nécessaire d'escalader ensuite les remparts du ïranstévère que les Impériaux avaient à leur droite et dont ils ne pouvaient abattre sans canons les deux portes Settimiana et Saint-Pancrace, l'une tournée vers le Borgo et l'autre s'ouvrant sur la campagne. Enfin, le Borgo et le Transtévère pris, restait à pénétrer dans la vieille et vaste cité du Forum, du Capitole, du Palatin, du Quirinal, qui, entourée de remparts et de tours s'étendait sur la rive gauche du Tibre, large et profond en cet endroit. On n'y arrivait du Borgo et du Transtévère que par trois ponts faciles à rompre ou à garder. Il y avait donc trois attaques successives à livrer et comme trois sièges à faire pour s'emparer deUome^ » — Bourbon était perdu s'il n'entrait pas dans la Ville Eternelle, aussi, « recommanda-t-il spécialement de ne parler, dans les régiments, de la victoire que comme d'une chose certaine et immanquable^ ». Et il s'entendit tout le reste de la nuit avec ses lieutenants « sur le plan de la bataille, sur l'instant et les lieux où elle devait commencer-^ ».

Le pape s'était très mal préparé à la défense. Jusqu'au dernier moment il avait espéré que Bourbon serait arrêté dans sa marche par les confédérés, et il croyait son armée encore loin lorsqu'il apprit le 2 mai,

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