‹ Le connétable de Bourbon, 1490-1527Chapitre 66 sur 366 · Id · texte numérisé non relu

Id

que le cul d'un tonneau, qui frappoient au travers de ceux qui tenoient le siège et les ruoient par terre sans leur faire aucun mal ; et estoit chose fort plaisante à veoir des bonds qu'elles faisoient. Or, tous ces passetemps faicts, M. d'Alençon avecques tous les gens d'armes à cheval saillit hors de la ville et le roi et l'Adventurcux avecques tous ses gens de pied avecques luy et trois grosses pièces d'artillerie commencèrent à tirer comme en champ de bataille. D'autre costé contre M. d'Alençon vint M. de Bourbon avec 100 hommes d'armes fort bien en ordre... Et feust le plus beau combat qu'on ait oncques veu et le plus approchant du naturel de la guerre K » Après quelques jours passés à Moulins pour se reposer de ces exercices^ le connétable revint à la cour assister à la réception d'une ambassade anglaise. « Le roy recueillit hautement ladite ambassade et fit un beau banquet et, après luy, mondit sieur de Bourbon leur en fit un autre et qui fut beau et grand, avec danses, farces^ morisques, mômeries et autres réjouissances magnifiques; et tôt après la fête de Noël, s'en retourna en Bourbonnois - ». Il revint encore à Paris cependant afin de « poursuivre toujours doucement et honnêtement le recouvrement de ses états -M). U y resta trois mois sans obtenir plus de résultat que par le passé et revint « en son chàtel de Montluçou '' ». Son fils, sur ces entrefaites, était mort ; sa femme « étoit avortée d'autres deux fils qu'elle avoit depuis conçus ■' ». Elle lit un testament, probablement sur l'instigation de sa mère et de son mari, dans le sens où ceux-ci l'indiquaient, peut-être toutefois de son plein chef, mais c'est moins probable. Il n'y a d'ailleurs rien d'étonnant à ce que le connétable, constatant que sa

\. Flcuranges, ouvr. déjà cité.

■2. Marillac.

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