Voir son portrait bien connu par Holbein
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Douvres. François le convia là où indique Marillac; et ce fut la fameuse entrevue dite du Camp du Drap dOr (1520). La devise du roi d'Angleterre était assez typique : Qui je défends f'st maître. \\ s embo-rqua pour la France le jour m^me où il se sépara de Charles-Quint.
Ce camp du Drap d'Or' a laissé dans l'histoire une sorte d'éblouissement légendaire. La magnificence qui s'y déploya fut effectivement inouïe; non seulement les deux monarques, mais encore chacun des seigneurs avaient fait de leurs mieux. « Ils portoient, dit du Bellay, leurs moulins, leurs prés et leurs forets sur leurs épaules-. » Fleuranges en a donné une description trop belle pour que nous n'en citions pas les principaux passages : « Et avoit faict ledit sieur (François l*"') les plus belles tentes que feurent jamais vues et le plus grand nombre. Et les principales estoient de drap d'or, frisé dedans et dehors tant chambres, salles que galleries, et tout plein d'autres de drap d'or ras. et toiles d'or et d'argent. Et avoit dessus lesdites tentes force devises et pommes d'or; et quand elles estoient tendues au soleil il les faisoit beau veoir. Ety avoit sur celle du roy un saint Michel tout d'or, afin qu'elle feust connue entre les aultres-\ » La demeure du roi d'Angleterre était « de merveilleuse grandeur en carrure, toute de bois, de toille et de verre et estoit la plus belle verrine que jamais l'on vit; car la moitié de la maison estoit tout»' de verrine, et vous asseure qu'il y faisoit bien clair^. » Cette entrevue qui ne devait aboutir à rien, sinon à l'alliance avec Charles-Quint, traîna en longueur. Le roi de France qui s'en montrait douloureusement atTecté fit cependant l'impossible pour se concilier son
1. Montfaucon, Munuments de la monarchie française, t. IV. — On connaît les bas-reliefs de l'hôtel de Bourg-Théroulde à Rouen.