Paulin Paris, p. 8S, t. II
3. Bristish Muséum, ms. Cotton, c. III, f° 117. — Voir Mignet.
delà l'eau. Par quoy le Roy conclut d'y envoyer en extivme diligence M. de Bourbon avecques la trouppe qu'il avoit amenée et Monsieur de Vendosme avecques son arrière-garde, et le comte de Sainct-Pol avecques les six mille hommes desquels il avoit la charge. Lesquels... firent telle diligence que ceux de Hédin la virent devant leurs portes devant qu'ils sceussent le parlement de nostre arme'e.La ville soudain fut assaillie, laquelle, après avoir endure quarante ou cinquante coups de canons, fut emportée d'assault... M"'duRœux' et le seigneur de Bellain, qui se nommoit Succre, estans en ladite ville, se retirèrent dedans le chasteaii où, après avoir veu l'artillerie en batterie, capitulèrent; en sorte que ladite dame et ceux qui estoient de la garnison ordinaire dudit chasteau sortirent avecques leurs bagues sauves...- ». M. Paris distingue là une faveur extraordinaire. Pourquoi donc ? Je ne pense pas qu'on fasse la guerre aux femmes, et, quand le château capitula, peut-être entra-t-il dans les clauses de la capitulation que la garnison allemande et M™*" de Rœux auraient la vie sauve.
Je m'étonne que M. Paris écrive sur ce simple fait : « 11 (François P') n'avait cependant pas manqué de remarquer la faveur exceptionnelle dont avait été l'objet de la part du connétable la femme du sire de Reux, mère du seigneur de Beaurain, et il ne pouvait l'expliquer que par le besoin qu'avait éprouvé Bourbon de s'excuser auprès de l'empereur de la nécessité où il s'était trouvé d'agir contre ceux de son partis. ), Michelet, qui ne sait pas se gêner quand il s'agit d'accuser Bourbon, avance qu'il y eut entente entre M""^ de Reux et le connétable et que les premières bases d'un traité avec l'empereur furent posées. Dans le cours du procès, un certain Petitdé déposa qu'il avait
\. Elle était femme d'un conseiller de Charles-Quint.