‹ Le connétable de BourbonChapitre 13 sur 26 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

Onofrîo âTaifc sum son ami hors du pdbb^ Après avoir eirëp«ncbml quelque temps 4ans les petites rues étroites du quartier Saii4iuea, ils se trouvèrent eaùa au beau miiieu de la place Saint-Marc. Là ils s'arrêtèrent*

— Il faut nous quitter, dit le jeune homme à son compagnon; je vais remplir les ordres de la Seigneurie. Dieu seul sait si jamaia nous nous reverrons, Onofirîo. Il y a sous tout ceci un mystère que plus tard nous connaîtrons

s'il plaît Ml Ciel : mais un pressentiment m'annonce qu'il sera fatal à quelqu'un. £n mon ab-' sence, observez ce qui se passera. Protégez Catherine s'il était nécessaire ; elle du moins me reste fidèle. Vous avez vu ses plews» Tout n'est pas désespéré! Vous aurez de mes nouvelles. Adieu!

Onofrio , quand il eut perdu de vue An ami, s^avança^éte baissée au milieu de la foule immense des pi^^ciens qui encombraient les portiques du Broglio. Il fut distrait de ses réflexions par un masque dont la wÊm se posa familièrement sur son épaule.

— Onofrio, lui dit-on, te voilà donc rendu h la liberté, et en état désormais dejfaîre à Venise de nouvelles dettes! As-tu quelque rendez-vous defensie pour ce soîir? où viBBdrai8*4»i>plutôt^ter qfielquès*4ueate sor le»taMeff de jeu diiRldfiftto?

"^ Que t'importe? répettdit le geniittiomae en détachant de lui brasquemeftt la mkiii ^ée riiupuMBD qùesâonneifip»

■^ Cehi m'importe plus que tu ne poMses, réfiondit le masque d^n ton d'aigreur. Peutêtre Mii9-je mieux que t<H dans quel logis tu reposeras ce tmt l

Opottimre§mimde tmven Titicowftu, dbnt tesyi^i;l>riU«ieDiiiMUciettsem^tàtraTinr« i^ fentes de son mêaque^

— Seraîs^isit, p» hasard, demanda^.^!!, vm des espiens du Conseil des Dix? Tu>doÎ8 memt ahira que depuia loB^^enpIs je oe«ie mêle plus dcttaff^ii^nderSÈiift.

— Sons doute, car tu as appris dm» les ca* oboU de SainKMarc à tenir ta laogu#eii bride. Maift eette fois eitore, as->tu paye toutes tes dettes en soldant les mémoires. de tes crémiciera? «-w

T^ Je ne te comprends pas, mararara Ùao^ Mo, qui pAlitii vue d*oeR.

— Mets*y uDpeu de Isonne volonté; allons I un petit effort de mémoire. Ne te aouviens-lw pas d^avoir ta^ en duel, il y a un an, sur le rempandeVérane, imgtntillMmDne de terre ferme, eA de t'étre, après ce coup, évadé ftirtivement pour éviter les poursuites de la famille du mort?

'— Ne me perdez pas, par pitié, qui que vous soyez f balbutia Onofrio.

— Tu as été dénoncé, reprit son interlocuteur. Le Conseil a rendu secrètement une sentence contre toi. Tu as eu tort de réparai-

— «8 — tre à YeiMe ; ta auKik dû savw <|ae la vigilance de la Seîgnecnrie est un oil qui ne se ferme ni nuit ni jour. Ne dierebe pas à fuir, oar j'appelle, et vingt sbires sont là pour me prêter main forte.

— YoulexvTQus donc me livier aux bovrreanx? A votre aise, monsieur Tespion; fûtes votre besogne.

. •«- Or çà, l'ami, point d'insolence, répliqua le masque d'un ton sévère» i6ongez que vous paries à un membre^u Grand Conseil. Je ne veux pas votre mort. A qilts me servirait-eHe? Je prétends, au contraire, vous proposer un moyen de racheter votre tète. Un homme de Votre sorte peut rendreàrStat certains services qni se payent au poids de For; et c'est de l'or qa*il vouslant. Suivez-moi sans peur an palais ducal. Si, comme je n'en doute pas, vous êtes d'une humeur docile, les choses s'arrangeront, et. dans une heure vous serez libre.

Onofrio salua respectueusement le patrî* den masqué, et il le suivit en tremblant au palais.

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