‹ Le connétable de LuynesChapitre 10 sur 135 · Amb. vén. Dép. H*» 33, 2 mars · texte numérisé non relu

Amb. vén. Dép. H*» 33, 2 mars

26 Embarras intérieurs

rébellion de son assistance. Le gouvernement de Jacques P"" n'avait point assez de décision ni de franchise pour s'engager ouvertement d'un côté ou de Tautre.

La Rochelle négociait aussi avec le roi de France. L'assemblée préparait ses cahiers de justification et annonçait qu'elle les enverrait présenter à S. M. par ses députés généraux, dès que le gouvernement serait rentré dans Paris. D'un autre côté, elle se disposait à la guerre.

L'impatience du parti semblait vouloir devancer la tactique de l'assemblée. On n'entendait parler dans toutes les provinces que de troubles suscités par les protestants, et l'ambassadeur vénitien nous révèle d'un mot tous les embarras d'un gouvernement auquel on a trop facilement reproché ses hésitations, en disant que ces troubles étaient fomentés « aussi par des catholiques en vue d'intérêts privés*. » Les violences étaient égales de part et d'autre : si, à Montauban, les catholiques étaient désarmés et rendus ainsi incapables de pourvoir eux-mêmes à leur sécurité menacée ; si, à Navarreins, un fils de Duplessis-Mornay se rendait coupable du meurtre d'un prêtre; en revanche, à

Page 1