I. Dép. n° 19, 3 janvier
28 Embarras intérieurs
La fin de ceux-là est bien simple; ils veulent profiter des rigueurs, en vue de leurs intérêts particuliers , ou satisfaire à leurs passions privées, sans la moindre considération pour le bien du royaume. » Voilà des paroles peu indulgentes pour les uns et pour les autres, et dont la sévérité retombe cependant plus lourdement au point de vue politique et moral sur le parti des moyens extrêmes.
La responsabilité du duc de Luynes, en ce qui est de la ligne de conduite adoptée par le gouvernement de Louis XIII dans cette grave question, est entière. Les Vénitiens sont, sur ce point, d'accord avec le nonce : « L'affaire de la religion, disent-ils^ est maniée par M. de Luynes seul, sans l'avis ni Foreille d'aucun autre du conseil-, seul, Favas est, tous les jours, admis avec le plus grand secret, dans le cabinet de Luynes, pour conseiller, proposer, délibérer, sur cette matière des huguenots. En définitive, les favoris ne veulent point de rupture avec eux ^ ))
Que le duc de Luynes préférât n'en point venir à une rupture, c'est ce qui ressort de toute sa conduite. Mais on ne saurait dire qu'il ne préparât