‹ Le connétable de LuynesChapitre 129 sur 135 · I. Il s'agit de l'ambassade de Bassompierre · texte numérisé non relu

I. Il s'agit de l'ambassade de Bassompierre

(lorrcspoiîdanccs diverses. 3(m

Luccrnc, dernier juillet 1G21.

Nouvelle diète des cantons catholiques à Lucerne, juillet 1621

« Les cantons catholiques ayans inthimc leur diette en cette ville au sortir de celle de Baden pour donner réponce à la proposition que je leuravois faitte; j'ay veu beaucoup de brigues et menées qui l'ont précédée en chasque canton pour les détourner chascun d'à part avant leur assemblée générale de vouloir faire la promesse portée par le traitté. Le chanoine envoyé par l'evesque de Coyre, les Valtelins et les RefFugiez de la ligue grise sont allez partout faire leurs clameurs, qui n'ont d'autre but que d'empescher la restitution de la Valteline. L'agent de l'archiduc Léopold a fait ses bruits tout ouvertement dans le conseil de cette ville pour empescher, se disoit-il, l'exécution de ce traitté auparavant que son maître soit d'accord avec les Grisons... Ayant vu sur la fin l'ambassadeur Cazatti travailler puissamment dans les petits cantons par lettres et par hommes exprez, et lui mesme en cette ville pour nous donner un reffus, lors monsieur le nonce et moy n'avons plus doutté de l'intention de son maître, s'estant servy à cet effet, prineipallement pour gaigner leurs esprits d'une espérance qu'il leur a donnée, que les forts seront déposez en leurs mains. » Contre manœuvres de l'ambassadeur français. Le nonce lui-même parle en faveur du traité de Madrid.

(' J'y fis tous les offices qu'il me fut possible traittant avec leurs députez; maisny nos raisons, ny les ouvertures qui leur ont esté faittes pour la Religion, ny la despence que monsieur le nonce et moy avons faite pour leur faire bonne chère , quinze jours entiers avant leur assemblée, ne nous a de rien servy, ny peu empêcher qu'ils nous

302 Correspondances diverses.

ayent fait une réponse peu favorable, de ne pouvoir prendre part en ce traité.

« Ce n'est pas le zèle de la religion qui les contluit, mais bien la créance de pouvoir en'rer dans ces forts en ruinant ce traitté, et la disposition qui est envieillie en eux de suivre tous les desseins d'Espagne. »

(Dép. de M»" de Montholon.)

Lettres de Monsieur Myron ambassadeur en Suisse, EscRiTEs A Monsieur le ma.rquis de Cœuvres, ambassadeur A Rome. — Bibl. nat. mss. fr. — n" 4070. F*^ io3.

Octobre 1620,

Les Grisons prient Gueffier de rentrer chez eux.

i5 avril 1621 . F" 1 52.

a Les affaires des Grisons ont pris un meilleur ply, l'agent d'Espagne et ceux de sa faction qui estoient venus les armes en la main et la bourse bien garnie dans la Ligue grise pour y faire recevoir leur alliance à l'exclusion de toutes autres, en ont esté honteusement chassez avec •les enseignes des cinq petits cantons catholiques par ceux du pays mesmes, animés des remoastrances que leur fit monsieur l'ambassadeur Gueffier en un Pitach tenu à Coyre sur toutes ces occurences où il fit voir sans armes ny argent qu'une bonne cause entre les mains d'un bon médiateur n'estoit point abandonnée du ciel, ayant si dextrement manié cette affaire que le sieur capitaine Schauvestin qui commande les Suisses à Lyon revenant des Grisons nous a asseurez que tout estoit d'accord en-

Correspondances diverses. 36^

trc eux et que la Ligue grise en général n'eut jamais intention d'envoyer à Milan ny d'accepter les articles, ny d'adhérer à ceux qui les ont sollicités, n'estant que sept ou huit qui ont fait ce ménage, à quoy ont trempé bien avant les chefs des Enseignes des petits cantons contre l'intention de leurs supérieurs » Bassompierre est en Espagne. Uévêque de Campagna est arrivé en qualité de nonce.

DÉPÊCHE DU CARDINAL LuDOVISI AU PATRIARCHE d' ALEXAN- DRIE, NONCE EN Espagne. — Bibl. Barb. LXV. 28.

26 novembre 1621.

Soulèvement de Grisons au mois d'Octobre 1621. Leur attaque sur Bormio. Prise de Chiavenne par Feria.

« La mossa dell'armi de Grigioni per ricuperar la Valtellina come imprudente è eccitata non meno dalle lor necessità che dall'autorità de predicanti sopra quella misera plèbe ha dato occasione al Signor Duca di Feria non solo di cacciarli dalla Valle, dov'erano calati, ma di preadere Chiavenna e d'invitare il Seren"'° Leopoldo a ricuperare quanto S. A. prétende che perô ha preseleValli di Parkens e del Agnadina con Poschiavo. »

Page 1