I. Amb. vén. Dép. n» 38, 16 mars
42 Le duc de Litynes connétable.
rUnion consentît à se dissoudre la veille du jour ou tout au moins le jour où se ferait la susdite abolition. Les protestants prétendaient ne pas traiter sur d^autres bases que celles qui reconnaîtraient préalablement la légalité de l'assemblée de la Rochelle, en vertu d'une fausse interprétation du traité de Loudun*.
La prétention des huguenots d'élever autorité contre autorité, gouvernement contre gouvernement^ se manifestait d'une manière encore plus inquiétante sur un autre point que la Rochelle. A Niort s'était réuni une sorte de comité d'action en vue de délibérer sur les démarches et « tractations, » pour nous servir de l'expression du diplomate italien, que pourrait entreprendre le maréchal de Lesdiguières, et pour y faire les réponses convenables. Ce comité se composait des ducs de Rohan, de la Trémouille et de Sully, de Ghâtillon, Duplessis-Mornay, et d'un secrétaire du duc de Bouillon, de tous les gouverneurs des forteresses du Poitou et de six députés de l'assemblée de la Rochelle, trois d'épée, trois de robe longue^.
Le roi n'était pas encore prêt à rompre. Il laissa négocier le maréchal de Lesdiguières ; mais la véri-